vendredi 11 août 2006, par

Il faut s’y faire : pour les gens de mon âge qui entendent un morceau de rock en français avec des paroles ’concernées’, c’est Noir désir qui restera la référence. On se dit qu’on a encore avoir affaire à un clone moins inspiré. Et puis non, les sources sont plus variées, à aller chercher du côté de Placebo (Sex my brain, Laisse-toi, Tout s’éteint qui évoque aussi Muse). Donc, un joli patchwork qui s’écoute sans ennui parce que suffisamment enlevé qui plaira surtout aux auditeurs en manque de références. Je suis un doute trop vieux (cynique ?) pour apprécier ça sans penser qu’on fait pareil en mieux.
Car c’est tout le paradoxe. Le battage médiatique n’est même pas venu écorner ce groupe qui n’est pas arriviste pour un sou (il faut les voir en concert, c’est de l’intégrité pure) mais des noms pas jolis jolis viennent à l’esprit (Bauer et Daran).
Faire du rock en français est un sacerdoce et finalement, la mièvrerie n’est pas au rendez-vous. N’est-ce pas là le principal ? Bon, je sais que je me contredis à chaque phrase mais je n’arrive pas à détester cet album qui me semble pas convaincant pour autant. Mais il ne m’est de toute façon destiné et je peux parfaitement comprendre que des personnes y soient sensibles. Plus que jamais, c’est vous qui écoutez. (M.)
Les EP ont parfois cette fonction de prendre des nouvelles des artistes de temps en temps (même si on le lit souvent ici). Comment va Centredumonde en cette fin 2025 ? Je dirais ‘bien’. Mieux que ça serait suspicieux de toute façon. Son énergie est là, c’est manifeste. S’il est illusoire d’écouter ce Moteur Étrange comme motivateur, il s’en dégage une vitalité paradoxale.
Sur Camarde, (…)
Ce qui a frappé lors de toutes les nombreuses écoutes du second EP du trio français Simone d’Opale, c’est la propension à proposer deux visages. Les débuts de morceaux sont attachants, lumineux et pop tout bien comme il faut, mais ils se fendent presque toujours en leur milieu pour s’envoler à la verticale et rester bien haut, avec une densité rarement entendue dans la pop francophone. (…)
Dans le domaine des musiques électroniques, il a longtemps été d’usage de regarder les labels avant de considérer les artistes. Si quelque chose vous plaisait chez, disons Border Community ou Kompact, vous saviez à quoi vous attendre en découvrant un artiste signé chez eux. Evidemment, la chanson française ne répond pas à ces critères. Ou alors pas toujours. Au moment de découvrir un artiste (…)
On croit aux secondes chances. En réenregistrant un EP de 2014 et en l’augmentant de plusieurs morceaux inédits, Fabien Martin nous propose un album qui confirme le bien qu’on en avait pensé à l’occasion de notre découverte de Je Ne Fais Que Marcher Dans La Montagne.
On avait aimé cet ancrage fort dans la réalité sans aucune indulgence et on le retrouve ici. Il y a cette transcendance du (…)
Voici donc le second troisième album du groupe de Tournai, faisant toujours la part belle au piano et à la batterie. Le concept étant maintenant connu, il était temps pour eux d’élargir leur horizon. Antoine Flipo et Martin Grégoire ont en effet recruté un troisième membre en la personne du bassiste Issam Labbene tout d’abord. Il fait par exemple un excellent boulot en habillant Gate 1 mais sa (…)
The Golden Son, c’est l’autre projet de Laurent Leemans quand il n’officie pas en tant que The Imaginary Suitcase. Un album sorti l’an passé avait singulièrement étendu ce qu’on connaissait de lui. Maintenant que le périmètre de son groupe de base s’est élargi comme on l’a relaté ici, il revient sous un nom qui fleure bon l’expérimentation et la liberté artistique. La discrète sortie est un (…)
Le circuit court est un principe vertueux qui doit s’appliquer à la musique aussi. Ceci a beau être un premier EP, quatre morceaux étant sortis déjà, la surprise est un peu éventée et l’attente attisée. On attendait cette première publication d’importance pour faire un premier point et il est éminemment positif.
Dans la lignée d’une Phoebe Bridgers qui se confirme comme la figure tutélaire (…)
Dans les tests automobiles, tous les articles sortent en même temps et décrivent la même prise en main du véhicule conduit en même temps par une horde de journalistes invités. Mais les impressions les plus pertinentes viennent souvent des essais longue durée disponibles plus tard. Souvent pris par la vitesse des sorties, on essaie de compiler un avis pour coller à l’actualité, on prend (…)