mercredi 31 octobre 2012

Cow-boy Andrew
Après Marissa Nadler ou Dominique A, voici encore un artiste qui complète son album d’un EP, Encore un album qu’on avait aimé et dont est content de trouver un petit prolongement. Comme souvent, ça ne concernera que les fans purs et durs, ceux qui ont vu les concerts de la dernière tournée et les ont forcément appréciés. Des gens comme moi quoi.
Il a fallu un peu de temps pour apprivoiser Break It Yourself, et c’est vraiment lors de son passage au Cirque Royal que tout s’était éclairé. On retrouve d’ailleurs ici une relecture plus minimale d’Orpheo Looks Back appelée plus simplement Orpheo. Plus déconcertants sont les morceaux traditionnels. Sans doute faut-il un bagage différent, une meilleure connaissance de ces morceaux, les considérer comme siens pour vraiment appréhender ce que les reprendre leur apporte. Je veux dire que sans connaitre la version originale depuis des années, If I Needed You, morceau de Townes Van Zandt également joué en concert, semble bien banal. La voix est d’ailleurs parfois tellement remplie d’écho qu’on pense sur When That Helicopter Comes entendre Jace Everett sur le générique de True Blood.
Certaines chansons sont tout simplement bonnes à la base (Spirograph), ou bien moins (Railroad Bill) et leur reprise suit naturellement la même tendance. Mais les morceaux les plus intéressants ici sont inédits et situés aux extrémités. Three White Horses est ainsi un morceau léger, mélodique, plus immédiatement accessible que ce qu’il a pu livrer récemment sur album. Beyond The Valley of the Three White Horses en présente une longue variation, reprenant notamment la langueur mélancolique des voix du morceau de base. On a moins l’habitude de voir Bird prendre ses aises dans de longs morceaux avec un violon en liberté, mais c’est sans doute une voie à creuser à l’avenir.
à‰minemment anecdotique, cet EP de complément est là pour rappeler qu’Andrew Bird est un artiste libre, singulier et productif. On savait déjà tout ça, mais c’est toujours agréable d’en entendre la confirmation.
http://www.andrewbird.net/
http://www.myspace.com/andrewbird
On ne maintient pas ce genre de classement, mais il est clair que certains artistes ont toujours eu la cote et ont empilé les étoiles ici. Ce huitième album (c’est le ’Op.8 dans le titre) de The Wooden Wolf ne va pas refroidir notre enthousiasme à son égard comme on va le voir.
Et ça attaque dès Flutter qui signe des retrouvailles tellement précieuses. Le fantôme d’Eliott Smith, voire celui (…)
Proposer Alex Keiling comme produit d’appel ne pouvait que susciter notre curiosité. Avant de dire tout le bien de son huitième album en tant que The Wooden Wolf, le voici déjà dans ce projet qu’il partage avec Julian Tröndle et Louis Groß du groupe folk teuton Lambs & Wolves.
Ce n’est aucunement un projet solo, on le sent à la coloration différente mais tout aussi belle. Ce qu’on entend (…)
Phoebe Bridgers est une figure tutélaire assez imposante dans le landerneau des musiques apaisées. Certes, elle est elle-même moins omniprésente que dans un passé récent, mais son ombre plane sur énormément de projets, de Benni à Searows dont on découvre un second album après un EP qui nous avait bien tapé dans l’oreille.
Ceci est plus sombre peut-être, peut se poser en chainon manquant (…)
à‡a y est, la série de 6 EP de Tommaso Varisco est maintenant bouclée. Après deux premiers EP axés sur les concepts de guerre et paix (qui résonnent encore plus aujourd’hui), il a fait le tour des saisons pour terminer ici, renouant avec la veine folk-rock qu’on lui connaissait sur le toujours recommandable album These Gloves qui l’emmenait dans le nord, très dans le nord. On retrouve (…)
Une personnalité aussi forte que celle de Xiu Xiu est un appel à la reprise. On connaissait leurs reprises depuis longtemps, c’est peut-être via leur cover de Don’t Cha qu’on s’était frottés une des premières fois à leur univers. Les morceaux présentés ici sont une compilation de ceux qui sont proposés mensuellement à leurs souscripteurs Bandcamp.
Le trio s’approprie forcément ces morceaux (…)
Il est des artistes qu’on aime précisément pour leur radicalité. S’ils ont su arrondir les angles parfois, on dénote chez A Place To Bury Strangers, Xiu Xiu ou HEALTH une propension à en faire trop parce que c’est comme ça qu’on ouvre des voies, qu’on évite la tiédeur.
Ce qu’on a dit du précédent RAT WARS s’applique bien toujours ici. Les sons de guitare peuvent être rà¢peux, c’est toujours (…)
Ce n’est pas un phénomène nouveau, la perception d’un album est très liée à l’attente. On ne va pas affirmer qu’elle n’était pas élevée à l’annonce d’un nouvel album de Midlake, surtout qu’ils n’ont jamais été qu’impeccables mais près de 18 ans ont passé depuis The Courage of Others. Qui reste peut-être leur sommet et ce genre d’émotions-là n’ont plus été atteintes à l’identique.
Mais (…)
S’il est une constante dans la discographie du désormais duo The Antlers, c’est la douceur. C’est elle qui leur a toujours permis de se singulariser, de rendre tellement attachants des albums qui comportaient moins d’adrénaline.
Mais ce qui faisait le sel de la formation, c’est leur capacité à provoquer l’émotion par une tension, une intensité supérieure. Ici, Carnage reprend les mêmes (…)