jeudi 7 novembre 2013

Un chanteur de perdu, un de retrouvé
Un chanteur qui s’en va pendant l’écriture d’un album, on a déjà démoli un groupe pour moins que ça. Si Jonathan Meiburg décidait d’aller consacrer son temps à l’observation des oiseaux (il est ornithologue de formation après tout), je ne donnerais pas cher de l’existence de Shearwater. Mais le cas de Midlake est différent. Une fois la séparation consommée et Tim Smith parti voler de ses propres ailes avec son projet Harp, le reste du groupe a décidé de recommencer le travail d’écriture et de composition à zéro. Ils chantaient déjà à plusieurs, donc c’est un des guitaristes qui s’est déplacé vers le milieu de la scène. Et bien franchement, c’est bien mieux qu’une doublure et parfois même carrément épatant.
Il faut le dire aussi, tout n’est pas comme avant. Le recueillement presque mystique des albums précédents n’est plus là , fatalement. Mais sans cette composante qui faisait une grande différence, ils maintiennent remarquablement le cap. Ceux qui avaient déploré l’orientation prise avec The Courage of The Others seront logiquement encore moins à la fête ici.
Antiphon est en tout cas le morceau qu’on attendait d’eux, qui nous avait rassurés. Ile entame les hostilités ici et est de bon augure. C’est toujours la même décharge d’euphorie sur la plage titulaire ou The Old and The Young, qui reste mon petit préféré. On y retrouve ces fausses décélérations à la flà »te où au clavier qui aèrent le morceau. L’incunable Roscoe avait déjà ça et ce procédé est repris ici avec succès, avec une remontée de fin de chorus en pente douce tout à fait délectable.
Des concerts on retrouve aussi les fougueux passages instrumentaux (Vale). C’est un groupe avec une maitrise énorme et ça se sent. On sait que ce morceau prendra tout son sens sur scène (même si on ne l’a pas entendu). Ages s’empêtre un peu dans ses propres entrelacs mais ce n’est pas trop grave, tout comme on ne déplore même pas Corruption ou Provider Reprise. Parce qu’ils arrivent à faire du solaire avec This Weight qui arrive assez opportunément pour réveiller la seconde partie de l’album.
Pas fan de Van Occupather mais renversé par quelques-uns de ses titres, complètement séduit par The Courage Of Others et leurs prestations scéniques, j’étais fatalement un fort bon client pour celui-ci. Oui, Midlake est devenu un autre groupe, mais qui a su tirer parti de circonstances défavorables pour affirmer une personnalité forte.
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Proposer Alex Keiling comme produit d’appel ne pouvait que susciter notre curiosité. Avant de dire tout le bien de son huitième album en tant que The Wooden Wolf, le voici déjà dans ce projet qu’il partage avec Julian Tröndle et Louis Groß du groupe folk teuton Lambs & Wolves.
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