vendredi 11 août 2006, par

Avions nous besoin d’un album de pop/rock de plus ? Voilà la question. On ne deniera pas à Metric leur energie et leurs jolies compos. Mais force est de constater qu’on a déjà entendu ça des milliers de fois.
On pensera tantôt aux morceaux les plus enjoués des Cure, à Garbage pour les accompagnements electro/rock et certaines parties de voix (The list), à The Rapture pour la nonchalence et les rythmes qui tuent (Dead disco), à Muse pour les passages lyriques au piano et les ritournelles de basse (IOU). La voix de Emily Haines apporte une présence certaine et on se dit que c’est une valeur à surveiller mais qui ici n’est pas présentée de la meilleure façon.
Les morceaux moins rythmés sont quant à eux longuets, caricaturaux et souvent naifs, ce qui n’améliore pas le verdict.
Au final rien de mauvais mais on se trouve aussi ennuyé qu’à l’écoute de Monaco connaissant New Order : c’est sympa mais on a déjà entendu tellement mieux. On vous recommandera tout de même le single Dead Disco, qui sera du plus bel effet dans un DJ set electrochic entre The Rapture et Soldout ! (F.)
Difficile de concevoir une carrière parallèle aussi éloignée de son groupe de base que celle de Louis Jucker en marge des saignants Coilguns. On n’avait pas appréhendé cet écart au moment de relater Suitcase Suite et le croiser plus tard derrière l’album d’Elie Zoé. Mais on en prend toute la mesure avec cet étrange objet.
Désolé d’avance pour la longue mise en place, mais cet album, ou ce (…)
Le plaisir musical vient aussi de l’inattendu, de variations qui semblent infinies à partir de choses connues. C’est un peu ça qui nous a plu chez le Suisse Thomas Schmidiger. Sa voix assez assez expressive, plus proche des standards soul à la Benjamin Clementine que des organes typiques du landerneau indé alors que musicalement on est sur quelque chose de plus oblique et atmosphérique.
Il a (…)
Quelques semaines après la sortie de cet album, vous en connaissez sans doute la genèse mais pour la traçabilité, rappelons qu’un soir de 2023, en concert à Atlanta, la voix de Patrick Watson l’a complétement lâché. Et pas qu’un peu, il s’est retrouvé muet du jour au lendemain avec peu d’espoir de guérison. L’idée d’un album chanté par des artistes féminines a alors germé et une fois sa voix (…)
Le nom de ce groupe polonais signifie ‘Embrasse-moi’ en esperanto et on peut dire que ce caractère direct se retrouve un peu sur cet album. Il montre en tous cas une belle agilité pour mêler des aspirations un peu froides à des envies plus brouillardeuses. Ce ne sont certes pas les premiers à tenter et réussir le crossover (on pense à The Day) mais ils apportent leur propre touche, à la fois (…)