jeudi 15 septembre 2016, par

On l’a déjà dit, une belle voix ça va avec tout. Et celle de Maarten Devoldere l’est indéniablement. Le chanteur du groupe flamand Balthazar s’offre une escapade hors de son groupe de base et le résultat est forcément plus sombre et personnel.
On peut donc trouver ici un côté plus vénéneux sans chercher à se rendre trop dangereux non plus. Car si cet album présente une belle cohérence et quelques références flatteuses, il privilégie une certaine lumière ludique et une forme relativement simple.
On pense à plein de choses anciennes, Machinery est quelque part entre l’hommage à Lou Reed et Leonard Cohen. C’est moins profond que ces deux références ultimes, certes, mais le morceau dégage un spleen bien vivifiant. Du maître canadien, on retrouve le ton discret, les chœurs féminins en support systématique et un ton lassé qui donne une belle coloration à The Good Lie. C’est donc moins dans la voix de baryton que dans le ton que le rapprochement se fait.
Tant qu’on est à évoquer de vieilles gloires, il met aussi à l’occasion trop de mots pour ses phrases (Against The Rich), ce qui lui vaudra d’être comparé à Bob Dylan sur une musique qui fait la part belle à la soul hors d’âge (vous savez, celle qu’Amy Winehouse voulais réssusciter). Pour le reste, un air de léger bastringue sur I’m Not Him pourra évoquer du Tom Waits en plus léger.
Si c’est une bonne idée d’articuler Leave With Me autour d’une basse, il insère aussi quelques instrumentaux dérangés au parfum psyché sixties (Wanda). Donc Même si on déterre plein de références vintage, cet album de Maarten Devoldere dont le titre est tiré de l’Amant de Lady Chaterley n’est pas une œuvre passéiste ni même un hommage mais un album somme toute léger qui ne ressemble qu’à lui.
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