lundi 22 janvier 2018, par

Il y a évidemment tout ce qu’on écoute avec délectation depuis des années, mais la chanson française est généralement chiche en nouveautés excitantes. Avec des groupes comme Volin, il y a cependant matière à s’enthousiasmer et on avait identifié Pépite comme une belle promesse. Ce qu’on apprécie aussi chez un artiste, c’est une personnalité bien affirmée, un style reconnaissable décliné sur des morceaux forts.
Le style de Pépite n’a pas changé même si on distingue déjà quelques éléments de différence par rapport au premier EP de quatre titres qui nous évoquait Christophe qui reprendrait du Beach House. Le format EP est d’ailleurs une bonne chose pour proposer un style mais il faut à chaque fois une acclimatation (pour qu’on arrête de penser à Jean-Louis Aubert pour la voix par exemple), et à chaque fois on finit par replonger.
Les guitares sont toujours bourdonnantes ou éthérées mais le curseur a été ici déplacé vers un son plus années ’80 et l’impression d’entendre un slow de l’été vintage (La Vie Douce) vient effleurer l’auditeur. Dans ce contexte, on préfère quand un peu de groove vient secouer l’ensemble sur Renaissance ou Sensations.
Moins languide et plus pop dans l’acception d’une musique plus fondante, ce second EP de Pépite maintient la personnalité même si la langueur du premier exercice est remplacée par un virage vers le slow crapuleux qui nous rapproche plus du plaisir coupable. Mais le plaisir est toujours bel et bien là.
Les EP ont parfois cette fonction de prendre des nouvelles des artistes de temps en temps (même si on le lit souvent ici). Comment va Centredumonde en cette fin 2025 ? Je dirais ‘bien’. Mieux que ça serait suspicieux de toute façon. Son énergie est là, c’est manifeste. S’il est illusoire d’écouter ce Moteur Étrange comme motivateur, il s’en dégage une vitalité paradoxale.
Sur Camarde, (…)
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