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Midas Fall - Evaporate

lundi 30 avril 2018, par Marc


D’une manière générale, ce qui n’est pas apprécié est simplement plus écouté et aucun article ne parait. Rarement, on estime que les réserves méritent d’être partagées ou on s’accroche. Par contre, on ne s’attaque plus à un album si on pense qu’on ne l’aimera pas. La vie est courte, ce n’est qu’un hobby après tout. Alors pourquoi se pencher de nouveau sur le cas Midas Fall, surtout si on a les mêmes réserves que pour Wilderness ?

Parce qu’on est à la lisière et que si le mélange nous semble bien déséquilibré, il se trouve certainement parmi l’aimable lectorat des auditeurs potentiels qui s’en accommoderont mieux que bien. Ca sort chez Monotreme qui nous a quand même fourni Ed Tullett, Barzinou certains 65 Days of Static, Niagaraou sleepmakeswaves.

Musicalement, les fulgurances de Bruise Pusher sont puissantes, intenses. On appréciera moins la batterie synthétique moins emballante de la plage titulaire. Parfois le sucré/salé marche mais pas toujours. Essayez de mettre du Nutella sur un jambonneau pour voir (non, je n’ai pas essayé). Le plus cruel là-dedans, c’est qu’on écoute ceci en même temps qu’une certaine Anna von Hausswolff.

Encore une fois donc, je dirais énormément de bien des versions karaoké des morceaux présentés ici. Les voix ne sont pas indignes mais leur ton un peu doucereux en atténue considérablement l’impact. Sans vouloir se présenter comme défenseurs de l’orthodoxie post-rock, les vocaux nous empêchent d’apprécier une musique plutôt bien fichue par ailleurs.

Article écrit par Marc

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