lundi 18 mai 2020, par

En compulsant des morceaux issus de critiques publiées ici, on ne peut s’empêcher de constater que certains artistes reviennent vraiment souvent. Parce que ce site a commencé pendant la période d’activité la plus frénétique de l’Auvergnat, il n’est pas étonnant de le retrouver à 19 reprises, pour 15 albums et 4 concerts. Sans doute le client le plus fidèle de nos colonnes. En un mot comme en cent, on connait le bougre, et on aime ça.
Pour autant, il serait hasardeux de dire qu’on l’a compris ou cerné, qu’on peut deviner où nous emmènera son prochain album. Et c’est très bien comme ça. Avec un rien de recul pourtant, on peut placer celui-ci dans la filiation des deux précédents, un Travaux sur la N89 qui nous avait laissé perplexe et un Il Francese qui nous avait plu. Il y continue donc une veine plus synthétique, lui qui a aussi pris la tangente champêtre à plusieurs occasions au long d’une très riche discographie. Il reviendra peut-être à de l’acoustique, de l’organique, mais ce n’est pas à l’ordre du jour on l’a compris.
Cet album présente donc une unité de style. Pour le meilleur et pour le pire. C’est un bien parce que le style colle au plus près à la diction particulière de l’Auvergnat. D’un autre côté, ce groove, dans un genre de funk blanc suave et un peu froid à la fois ne permet pas l’émotion supérieure qu’on a tant rencontré chez lui.
Il reste évidemment des mélodies (Le Mec Qui Se La Donne), bien sûr qu’on aime la mélancolie fondante de Si Je m’attendais ou la langueur de Rebirth of The Cool. Il reste de toute façon des variations de tempo et de ton, avec des constantes de sa discographie comme ces hommages toujours très indirects (Tony Joe).
Les paroles sont toujours aussi opaques, jouant sur l’effet plutôt que le sens littéral. Quand on lit les interviews récents occasionnellement amusants mais souvent aigres et de plus en plus consternants, on préfère cette veine plus allusive. C’est toujours un des étranges pouvoirs d’attraction de Jean-Louis Murat.
Cette période étrange et des conditions d’écoute différentes (moins intenses et plus étalées) est propice à ce style d’album. Si notre esprit en roue libre se demande parfois ce qu’auraient pu donner ces morceaux avec des atours différents, il n’a pas encore pu trancher. On sort de cet album avec l’envie d’entendre le suivant, signe d’une connivence maintenue avec cet artiste singulier.
Cela fait un petit temps qu’on suit Kloé Lang. Découverte par ses étranges reprises de Barbara et Janis Joplin dans le cadre d’un spectacle et puis un EP de chansons, voici qu’elle revient avec cet EP qui affine encore son style.
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Les EP ont parfois cette fonction de prendre des nouvelles des artistes de temps en temps (même si on le lit souvent ici). Comment va Centredumonde en cette fin 2025 ? Je dirais ‘bien’. Mieux que ça serait suspicieux de toute façon. Son énergie est là, c’est manifeste. S’il est illusoire d’écouter ce Moteur Étrange comme motivateur, il s’en dégage une vitalité paradoxale.
Sur Camarde, (…)
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Dans le domaine des musiques électroniques, il a longtemps été d’usage de regarder les labels avant de considérer les artistes. Si quelque chose vous plaisait chez, disons Border Community ou Kompact, vous saviez à quoi vous attendre en découvrant un artiste signé chez eux. Evidemment, la chanson française ne répond pas à ces critères. Ou alors pas toujours. Au moment de découvrir un artiste (…)