Accueil > Critiques > 2005

The Kills : No Wow

lundi 21 août 2006, par marc


Urgence, sueur, peur. Loin des fioritures, des orchestrations flamboyantes. Bon, autant dire tout de suite à qui on pense tout au long de l’écoute : PJ Harvey. Plus dans l’esprit râpeux, charnel (érotique ?) que dans la forme (les imitateurs de la forme, même si ce sont des trames identiques qui structurent les morceaux.

De toute façon, c’est en s’éloignant du modèle qu’on a les meilleures réussites (la plage titulaire d’ouverture et son crescendo martial, le très garage Murdermile). Le tout semble encore plus nu, plus énervé, plus dépouillé. Cette démarche minimaliste est ce qui force le plus le respect (At the back of the shell, Ticket Man).

Une balance qui penche en leur faveur même si la connaissance de ce que fait PJ Harvey (soumettez les gens au blind-test sur Rodeo Town ou Dead road 7 et tout le monde tombe dans le panneau) déprécie énormément les qualités intrinsèques du duo (même si la chanteuse est beaucoup plus jolie que l’amie Polly Jean). (M.)

    Article Ecrit par marc

Répondre à cet article

1 Message

  • They Call Me Rico - Wheel of Love

    Le substrat musical sur lequel a poussé ce cinquième album de They Call Me Rico, projet de Frédéric Pellerin du groupe Madcaps, c’est l’americana et le blues. Et on le sent, souvent. Certains morceaux en sont encore baignés (This Old Dog, Don’t Let You Go Down). Wheel of Love est plus proche de ce canon rock et dans l’ensemble, c’est un fort plaisant rappel de la base de tout ceci.
    Mais si on a retenu (...)

  • Iggy Pop – Every Loser

    Le fun perçu est une des mesures les plus pertinentes pur évaluer un album d’Iggy Pop. Si on l’a croisé récemment aux côtés de Catherine Graindorge, il revient avec un Every Loser qui convoque logiquement une belle pelletée de connaissances du rock ‘n roll (Duff McKagan de Guns ‘n Roses, Stone Gossard de Pearl Jam, Dave Navaro et Eric Avery de Jane’s Addiction’s, Chad Smith des Red Hot Chili Peppers et (...)

  • The Poison Arrows - War Regards

    Un lapsus peut vous propulser dans l’actualité. Un émail signé War Regards à la place du Warm Regards donne à cet album du groupe de Chicago un air de prémonition inévitable.
    Il est étrange de pénétrer l’univers d’un groupe à travers des remixes. Ceux-ci ayant plu, il semblait logique de reprendre le fil de leur discographie. On découvre en tout cas une musique dénuée de l’électronique des remixes, au (...)

  • Foo fighters - Wasting Light

    Sortie du désert.
    Bien que n’ayant pas écouté un album entier des Foo Fighters depuis quelques années, je dois bien avouer avoir une certaine sympathie pour Dave Grohl. Ce mec est cool, point barre. De clips décalés en prestations explosives, en passant par des interviews dans lesquelles le côté relax du bonhomme transpire, Dave s’est construit un des plus gros capital sympathie du monde du rock. Et (...)

  • Terestesa - Bella Faccia (EP)

    On ne le répétera jamais assez, un premier morceau qui claque est toujours une bonne façon de se présenter. Et le groupe toulousain Terestesa formé de deux Françaises et deux Italiennes l’a bien compris. Mondo Cane monte, monte. C’est un peu âpre, très rentre-dedans sans jamais hausser le ton, et vraiment irrésistible. Une pulsation kraut, certes, mais éminemment moderne et aventureuse.
    Mais cet album (...)

  • Mildfire - Kids In Traffic

    Pourquoi les genres disparaissent-ils ? Ces symphonies de poche tellement présentes et attachantes ont un peu perdu de leur lustre et c’est un peu dommage. Parmi ces orfèvres, citons The Annuals, Choir of Young Believers, Musée Mécanique, Fanfarlo ou Efterklang parce qu’il est toujours bon de se rappeler de bons souvenirs. Dans cette veine, on avait spécialement apprécié Einar Stray et on ne (...)

  • The Smile - Wall of Eyes

    Même en 2042 et après avoir sorti 13 albums réussis, The Smile restera ’le groupe des deux types de Radiohead’. C’est comme ça, le groupe d’Oxford est trop ancré dans la culture pop pour passer au second plan de quoi que ce soit. Mais cette encombrante et inévitable figure tutélaire ne doit pas oblitérer les qualités indéniables de The Smile. Les deux protagonistes, flanqués du batteur Tom Skinner au (...)

  • Maxwell Farrington & Le Superhomard - Please, Wait...

    On ne peut pas dire que la paire formée par Maxwell Farrington et Le Superhomard (le producteur français Christophe Vaillant) se repose sur les lauriers d’un premier album remarqué. Après un EP il y a deux ans et une tournée intense, voici déjà le second album en peu de temps sur le toujours excellent label Talitres.
    Australien établi à Blinic en Bretagne, Maxwell Farrington propose sa belle voix de (...)