Accueil > Musique > 2021 > Claire days - Creatures (EP)

Claire days - Creatures (EP)

vendredi 25 juin 2021, par Marc


S’isoler dans une cabane pour enregistrer de la musique n’est vraiment pas une idée neuve, avec quelques chefs-d’œuvre à la clé, For Emma, Forever Ago comme exemple majeur. Donc comme on peut s’y attendre, ce sont trois titres constitués de pistes enregistrées dans un contexte d’isolement, ce qui questionne le rapport au temps et a sans doute aidé la réflexion.

Parce que le contexte lui a permis de bosser et ceci est tout sauf misérabiliste et dénudé. Ce ne sont pas que des chansons de feu de camp, c’est plus hanté que ça, plus profond et accrocheur. Elle revendique sur Bandcamp des influences de Cat Power ou Feist. Ajoutons Laura Gibson ou Boy pour ajouter d’autres consoeurs inspirées, pour la placer dans une lignée d’excellence.

Il y a certes de beaux dédoublements de voix sur Snakes, du banjo et harmonies vocales de Dim The Lights avant que le passage en français ne se fasse lancinant mais plus que le détail, ce qu’on retiendra surtout c’est la beauté simple qui s’en dégage.

S’il est très compliqué de renouveler le genre, il n’est pas plus simple d’en tirer le meilleur, et c’est pourtant ce que vient de faire Claire days. Ce n’est pas rare de se faire une copine mais c’est un plaisir qu’on ne se refuse jamais, et qu’on fait passer à la cantonnée.

Edit 11/08/2021 : petite rawette avec cette magnifique session :

Article Ecrit par Marc

Répondre à cet article

2 Messages

  • Ottus – Ghost Travellers

    l faut toujours laisser le temps aux albums de révéler tous leurs secrets, parce que la profondeur n’est pas toujours tangible en première écoute. Sur le premier opus du groupe liégeois Ottus, c’est le côté folk-pop et les harmonies vocales qui plaisent le plus vite et le plus facilement. Certes Run Away propose déjà une belle ampleur mais cette façon peut aussi se décliner en mode plus léger, voire évanescent (The Old Skills) ou se rehausser de chœurs enfantins (Living Stone).
    Mais ils élargissent leur (...)

  • Sharon Van Etten - We’ve Been Going About This All Wrong

    On associe depuis toujours Sharon Van Etten à Shearwater. Outre un copinage qui les a vus partager la scène le temps d’une tournée et de quelques morceaux, il y a cette pureté, cette émotion affleurante qui émeut sans autre forme de procès. C’est un don que certains artistes ont. S’ils parlent tous peu ou prou d’eux-mêmes, certains semblent parler à chaque auditeur en particulier.
    Mais si Jonathan Meiburg a ce chant qui touche à la perfection, il y a ici une fêlure plus qu’humaine. Un peu de fausseté (...)

  • Dekker – I Won’t Be Your Foe

    On a une tendresse particulière pour ceux qui partent d’une matrice folk pour en faire quelque chose d’un peu différent, mine de rien. Parmi ceux-ci on comptait le duo Rue Royale dont un des membres revient en solo sous le nom de Dekker.
    Il s’en dégage un aspect cool et actuel qui plait immédiatement. Il profite notamment d’une haute tenue mélodique (Small Wins). Sa voix immédiatement sympathique, même en mode falsetto (Do It All Again). Et quand le tempo se fait plus soutenu, on entend un morceau (...)

  • Gabriiel – Treasure in The Garden

    Les artistes français pratiquant avec talent des genres folk et dérivés font partie des amis de nos oreilles. On avait déjà ajouté Gabriiel à Raoul Vignal ou The Wooden Wolf à la liste sur foi d’un prometteur premier EP. Evidemment, on est restés aux aguets pour le premier album et on n’a pas eu tort.
    La plage titulaire montre déjà une belle palette, avec ces cordes majestueuses et graves, de belles harmonies avec la choriste qu’on retrouvera tout au long de l’album et une sensation d’ampleur et la (...)