Accueil > Critiques > 2022

Emily Pello - Time Space Love

vendredi 21 janvier 2022, par marc


L’hiver peut être la saison de la douceur et on apprécie d’autant mieux que la belle voix d’Emily Pello qui s’harmonise parfaitement à la douceur du propos. On se renseigne et on constate qu’elle était des tournées Disney, ce qui est un peu éloigné des préoccupations du site mais démontre une qualité technique indéniable. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’on n’est pas dans la démonstration à la Reine Des Neiges ici mais dans un registre plus intime. Et on sent en effet qu’elle en a sous la pédale.

Donc parfois ça monte (Another Millenium) ou laisse libre cours à un groove plus solide (Fourty). Oui, c’est aussi en français, elle maitrise les deux langues. On est toujours étonnés que des artistes mêlent les deux sur le même morceau. Elle pousse le procédé encore plus loin, parfois d’un mot à l’autre (Jean et Jo).

Si je tenais un coffee shop (pas dans l’acception amstellodamoise du terme), c’est le genre d’album qui passerait souvent. Moins rugueux que des exemples qu’on a tant aimé (Beyries en tête), l’univers d’Emily Pello en fait une rencontre à faire.

    Article Ecrit par marc

Répondre à cet article

  • Ella Ronen – The Girl With No Skin

    Fuck Cute/I’m Tired of Cute/Cute has never served me
    Il ne faut pas se laisser tromper par la délicatesse d’Ella Ronen. Si on est séduit d’emblée par les plaisirs doux qui ne sont pas sans rappeler ceux de Marie Modiano (référence ancienne on en convient...), la jolie voix propose une écriture plus profonde, sans doute parce qu’elle repose sur un substrat qui a son content de drames.
    Une des (...)

  • Tomasso Varisco – These Gloves

    Les amis de nos amis (même récents) deviennent bien vite nos amis. En découvrant Stella Burns il y a peu, on ne savait pas que d’autres artistes se cachaient derrière comme Tommaso Varisco auquel Stella Burns prête ici main forte. Si ceci est moins marqué par l’americana mais c’est évidemment ce genre de terreau qui l’inspire. On est donc invités dans un road trip. Mais pas sur la route 66, ce périple (...)

  • Stella Burns - Long Walks in the Dark

    L’influence culturelle des Etats-Unis est telle que même les plus endémiques de ses expressions sont reprises partout dans le monde. Le cas de l’Americana est assez typique, on en retrouve des partisans tout autour du globe et c’est d’Italie que provient celui-ci, nommé Gianluca Maria Sorace mais officiant sous le nom de Stella Burns.
    Sa voix est belle et claire et reçoit aussi le renfort de Mick (...)

  • Harp - Albion

    Si le nom de Harp n’a jamais été évoqué ici, on connait bien l’instigateur de ce projet qui n’est autre que Tim Smith. Lui qui fut jusqu’au sublime The Courage of Others chanteur de Midlake a en effet quitté le groupe de Denton, Texas depuis belle lurette pour se lancer sur un autre chemin, accompagné de son épouse.
    Cette division cellulaire est un peu semblable à celle de Menomena qui a continué sa (...)