mercredi 23 août 2006, par

Après avoir insuffler un bouffée d’air pur au hip hop en 2001 avec leur première album éponyme, le groupe bande dessinée Gorillaz est de retour. Vont-ils réussier encore un fois à renouveller le hip hop qui décidement cette année est fécond en surprises appréciables ?
Voilà, la question qui trotte dans la tête à l’écoute de cette album. Question que vient malheureusement vite effacer une lassitude. en effet, on est bien loin des morceaux accrocheur et facile d’abord dont nous avions finalement pris l’habitude.
Donc, après un intro plutôt mystérieuse, on rentre dans le vif du sujet avec Last living souls au rythme moins guilleret et plus posé que ce qu’on aurait espéré. Le tout est très propre et largement écoutable, mais semble manquer déserpérement de pêche.
Je dois avouer que je ne m’attendais pas à recevoir une album musique d’ascenseur de la part de Gorillaz...
Car ça continue... Kidz with guns me laisse de glace. Enfin, O green world relève un peu la moyenne et se laisse apprécier après quelques écoutes, les ambiances, la voix triste d’Albarn et les grosses basses pesant fortement en sa faveur.
Mais quand les choeurs d’enfant entre dans la danse dans Dirty harry, on maudit Scala d’avoir été jusqu’à contaminer cet album.
La seule véritable planche de salut de cet album viendra du single, qui pourra être décrit en un mot : Terrrible.
On retrouve enfin la ligne de basse groovy que l’on attendait depuis le début de l’abum, la voix triste de Damon albarn et le flow qui tue sur la partie rappée. On ne s’étonnera pas de la participation de De la Soul sur cette véritable perle. On a probablement dans les oreilles, la ligne de basse de l’année, celle qui ornera tous les DJ sets de Miss kittin et 2 many DJ’s par exemple, qui sera utilisé dans maints remixes et qui servira pour une tonnes de morceaux rap dans les 10 années à venir, rien que ça !
Après ce coup d’éclat, l’album reprend son rythme de croisière, avec de belles chansons introspectives (el manana), des titres beaucoup plus hip hop (november has come m-fm), des incusions quasi drum and bass (All alone), un titre noisy (White line) et deux plages finales lyriques soutenues par des choeurs.
Comme on le voit, l’éclectisme est le mot d’ordre et ce semblerait-il au détriment de toute consistance.
Gorillaz n’aura donc pas réussi à convaincre dans le down tempo mais confirme de justesse son statut de machine à groove... quand ça leur plait.
Un album qui ne manquera cepedant pas d’avoir du succes, le single, la présentation graphique et visuelle du groupe et la différence affichée étant des arguments de vente indéniables. (F.)
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