Accueil > Critiques > 2025

Painting - Snapshot of Pure Attention

vendredi 11 avril 2025


Le truc du trio allemand Painting, c’est de l’art-rock anguleux dans la lignée de choses comme Deerhoofou Architecture in Helsinki (désolé pour les références pas neuves). Et oui, c’est un genre qu’on apprécie toujours (pas trop Deerhoof pourtant, allez comprendre) surtout quand il est défendu avec autant de verve.

Basé sur l’idée d’une AI qui prendrait ’vie’ et revendiquerait son identité, ce court album débute sur les chapeaux de roue. Alors oui, ça éructe parfois mais toujours pour la bonne cause et participe à la sensation d’énergie qui s’en dégage. Math-rock dans la tension, ils jouent fréquemment de la répétition, mêlant sur Snapshot basse bondissante et batterie fouillée. Et quand un saxophone déboule pour de courtes interventions, elles sont forcément très free.

Quand ce genre se fait plus heurté, on approche du territoire d’un Xiu Xiu mais avec une énergie différente, moins autodestructrice (heureusement pour eux, d’ailleurs). Mais ils donnent leur meilleur quand ils flirtent soit avec l’électro tendue (WYWAYWG) ou le groove puissant (White on White). Le résultat est résolument réjouissant en tous cas.


Répondre à cet article

2 Messages

  • Painting - Snapshot of Pure Attention 27 avril 2025 05:55, par Laurent

    C’est débridé bien qu’on aime, surtout l’irrésistible premier morceau (il y en a des plus résistibles). Dans cette catégorie de rock foufou, j’ajouterais en référence datée Los Campesinos !, mais aussi Crack Cloud et Squid pour les plus jeunes (lol, comme ils ne disent plus depuis 2008).

    Ah oui : le nouvel album de Deerhoof ne m’a qu’à moitié convaincu même si pour ma part, c’est plutôt à Xiu Xiu que je n’ai jamais totalement adhéré (allez comprendre).

    repondre message

    • Painting - Snapshot of Pure Attention 27 avril 2025 10:34, par marc

      Oh oui Los Campesinos, on s’était enflammés là -dessus, c’était bien quand même. C’est en effet dans la même veine décomplexée et ça fait du bien.

      Dans des musiques un peu tordues, il y a peu de distance de l’admiration à l’exaspération et la subjectivité joue en plein.

      repondre message

  • Odd Beholder – Honest Work

    On le signale trop peu, mais certains labels sont des sources de bonheurs auditifs assez manifestes. Sinnbus par exemple nous a présenté Eilis Frawley, Dekker, Einar Stray, Close Talker, Mildfire, Painting, Rue Royale, The/Das ou Yeah But No. Une belle collection que ne dépare évidemment pas Odd Beholder tant Daniela Weinmann continue à nous enchanter.
    Après avoir revisité sa jeunesse suisse (…)

  • Maxwell Farrington & Le SuperHomard - Window Tax

    Il avait fallu un album pour qu’on prenne toute la mesure de cet étrange duo, pour que la fausse nostalgie ne masque pas leur étrangeté et leur singularité. Une fois la porte trouvée, on ne cherche plus jamais la sortie et on va encore rester un bon bout de temps chez eux, c’est certain.
    Parce qu’il y a dans cette alliance franco-australienne un charme qui n’est pas que suranné. Aussi parce (…)

  • The Notwist – News from Planet Zombie

    L’indie est une organisation souvent en marge, une éthique mais aussi une esthétique. Laquelle a sensiblement évolué pour ne plus être distinguable du mainstream. Mais ça n’a pas été toujours le cas et certains vétérans viennent nous le rappeler.
    Le dernier album en date des Allemands de The Notwist avait plu faute de laisser un souvenir tenace. Gageons que les choses seront différentes ici (…)

  • Edgär - Behind The Wall

    Les bonnes surprises peuvent aussi surgir de ce qu’on croit connaitre. Si 5 morceaux (on avait partagé) étaient déjà entendus, l’écoute de ce quatrième album du groupe d’Amiens permet d’en appréhender l’excellence. Le produit fini et complet est donc bien réjouissant.
    Parce qu’il est rentre-dedans avec ce qu’il faut comme petites touches de sons froids et de consistance mélodique pour que le (…)