vendredi 25 avril 2025, par

Notre hobby consiste à tenter de comprendre. Parfois. Souvent aussi, il consiste à se laisser emporter et à encourager à le faire. Humus n’est pas un label d’easy-listening, on le savait déjà. La découverte du décapant single Knock Down l’a encore confirmé. Rentre-dedans comme il faut, il plante le décor et on s’attend à un déferlement de haute énergie. Mais en poussant plus loin l’écoute de ce second EP (le premier était nommé poétiquement Syndrome Prémenstruel) de l’artiste suizo-guatémaltèque, on découvre un univers bien plus riche.
Mais pas forcément pétillant, Caralesh est un peu du Xiu Xiu en Espagnol avec une lourdeur assez réjouissante. Les sons de violon synthétiques sont en tous cas bien en place. Le hip-hop latino de Delish est furieusement maitrisé mais il n’y a pas que ça, comme en témoigne le vaporeux Kurakaku, qui lorgne du côté d’un Billie Eilish hispanique, en plus inquiétant il est vrai. Et Olor a Fogata est sensible sans être mièvre.
Cet EP se présente donc comme un decrescendo pas vertigineux mais par paliers avec du plaisir à tous les étages. Elle déboule comme une furie mais elle n’avait pas que ça en tête. Baby Volcano a du talent et plus d’un tout dans son sac en tous cas. Ce versant plus aventureux d’une certaine hyperpop nous a séduits tant son abattage se révèle irrésistible.
On vous avait déjà parlé de l’éclectisme des Allemands Sparkling et si cette caractéristique se retrouve toujours, ils ont sensiblement déplacé le curseur. Exit la composante post-punk ou les allusions à Wire, le virage est plus pop. Et réussi comme on va le décrire.
D’emblée, We sonne presque comme du Sparks. Et cette veine se retrouvera au détour des plus rentre-dedans et électriques (…)
L’efficience est la capacité à obtenir un résultat optimal avec le moins de ressources possible. Si ce n’est pas un concept fort usité en musique, parce qu’il n’y est pas très pertinent, on peut déjà dire que Kety Frusco n’est pas une artiste efficiente. Sans que ça n’en diminue les mérites.
Aussi étrange que ça puisse paraître, ce n’est pas du tout la première fois qu’on vous parle de (…)
Voici donc le second troisième album du groupe de Tournai, faisant toujours la part belle au piano et à la batterie. Le concept étant maintenant connu, il était temps pour eux d’élargir leur horizon. Antoine Flipo et Martin Grégoire ont en effet recruté un troisième membre en la personne du bassiste Issam Labbene tout d’abord. Il fait par exemple un excellent boulot en habillant Gate 1 mais sa (…)
Barbara Lenhoff l’avait bien dit à la sortie de son album plus apaisé Lullabies, ce n’était qu’une digression. Et pour brillante qu’elle était, il faut admettre qu’elle était moins percutante que le formidable Brutal. On est donc plus que satisfaits d’un retour vers cette veine puissante qui prend un peu le temps de placer les choses avec les sons fondus d’Holy Shit.
Elle a donc besoin d’un (…)