lundi 23 juin 2025

Il est fréquent que les groupes à très forte personnalité musicale produisent des morceaux similaires. Mais ce n’est que très rarement un problème. Surtout pas dans le cas de la formation canadienne qui a su nous séduire dès la première note et maintenir notre attachement pendant 18 ans. Avec leur mélange de pop aérienne, de textures dream-pop et un goput de l’ampleur qui touche au post-rock, le groupe de Montréal a toujours dégagé une impression d’espace qui ne s’est jamais démentie. Des grands espaces donc , mais sous l’orage. On n’attendait qu’un rappel, l’évocation de morceaux qu’on chérit et c’est pourquoi Satire 46 nous surprend, parce qu’il ajoute une touche d’intensité inattendue pour un live, une ampleur assez bluffante. Le chant est respecté aussi, notamment les harmonies vocales.
Entre morceaux plus épiques comme Devastation, ils glissent aussi des moments plus intimes comme Disaster. Alors oui, Four Long Lines prend son temps, mais c’est une musique qui impose son propre rythme, forcément placide. Mais réserve aussi de fameuses parties de guitares sur And You Lied To Me.
Comme ce genre de groupe n’a pas de best-of sous la main, ceci peut servir de carte de visite, rappelant d’excellents souvenirs ou en tant que porte d’entrée. Certes, les 84 minutes pourront sembler un peu copieuses à l’oreille simplement curieuse mais rien n’empêche de picorer non plus.
Seedhead marque le retour d’un artiste qui nous avait envoûté il y a un petit temps déjà et rappelle pourquoi on avait tant aimé ça. Le ton est encore plus apaisé encore, renforçant cette impression de distance, suscitant une envie d’abandon. Portées par une belle voix, les morceaux sont lents, un peu répétitifs, comme une mélopée lancinante. C’est l’impression d’ensemble qui prime tant la (…)
Il est est des groupes qui sont leur propre style, et dont la géométrie variable et les contours flous ont toujours su garder une forme reconnaissable de loi. Neuf ans après Hug of Thunder, on est surpris de les retrouver il faut bien le dire. Notamment parce qu’ils sont aussi les témoins d’une époque et d’une façon bien spécifique d’interpréter l’esthétique indé. Une vision d’ailleurs bien (…)
Mine de rien, album après album, Metric est devenu un point de repère de notre discothèque. Si le premier album avait plu, il se situait dans une queue de comète electroclash et rock. Avec un regard narquois qui faisait mouche mais n’aurait pas suffi à passer à la postérité. Il a fallu quelques belles réussites plus tard, définitivement entérinées par le double Fromentera I et II. C’est en (…)
Avec un habitué de nos colonnes comme Spencer Krug, il faut tout de même brièvement planter le décor. Parce que vous n’avez pas forcément déjà rencontré Wolf Parade, Sunset Rubdown, Swan Lake ou Moonface. Sachez que ce très prolifique Canadien se produit maintenant sous son nom seul et de temps en temps, met en forme définitive les morceaux qu’il égrène à ses contributeurs Patreon.
Ce qui (…)