jeudi 14 août 2025, par

On pensait que la discographie du Japonais Akira Kosemura oscillait entre musiques de film et piano solo, parfois les deux en même temps mais il nous présente de nouvelles facettes de son talent, pas forcément incompatibles d’ailleurs. Comme il ne chante pas, on compte nombre d’invités sur cet album qui fait la part belle à des atmosphères pour des résultats forcément différents.
On apprécie l’ampleur d’Atlas sur lequel la voix haut perchée de Tom Adams est souveraine. La délicatesse d’Always You s’éloigne de ce qu’on aime, notamment avec l’autotune, mais comme partout sur cet album, les cordes sont impeccables. Celles d’Underflow plaisent beaucoup en tous cas, sans doute plus que The Walking Man (avec Bath). Mais il garde ses instrumentaux soit orientalisants (Lore) soit articulés autour de son piano toujours aussi convaincant (Under The Starry Sky).
Impossible d’être neuf avec un terreau comme celui du blues et du folk, chaque morceau de cet album de Rit en évoquera forcément un paquet d’autres. Pourtant, on n’a jamais entendu ça exactement comme ça. En français, déjà, avec un accent ricain qui est un point fort, un marqueur d’authenticité, tout comme l’harmonica.
Les thèmes sont forcément bruts, terre à terre. Empreints d’un folklore americana mais qui n’est qu’une façon de voir ce que tout le monde vit un peu au quotidien. Le blues est un état d’esprit qui n’est forcément pas géolocalisé. Et il le défend avec un cœur qu’on imagine immense. C’est ce qui fait la différence et emporte l’adhésion sans coup férir.
Quatrième EP de suite pour le productif et attachant Tommaso Varisco, toujours avec une coloration particulière. L’EP estival n’évoque pas tant la plage et les apéros que la possibilité de croiser des solitudes (Two Solitudes). L’occasion de retrouver ses collaborateurs Tia Maze, Matteo Finizio, Andrea Verrastro et Marco Chiereghin.
Plus enlevé peut-être, sans doute parce que l’électricité est plus présente (et ce dès Naked/View), cet EP n’en fait pas moins la part belle aux climats. Et il sait y faire comme le prouve encore I Live By The Sea. Un peu plus de lourdeur et de langueur qui convient bien à la chaleur de l’été en fait.