Accueil > Critiques > 2025

Séance de Rattrapage #146 - Coilguns, Pamplemousse, Porcelain Raft

lundi 29 septembre 2025, par marc


Coilguns - Lost Love (EP)

En pleine tournée de 80 dates, le groupe suisse Coilguns propose un petit EP en supplément de son excellent album sorti l’an passé. Visiblement, les deux morceaux avaient été jugés trop sombres pour Odd Love. Etrange conception, il n’était pas considéré comme spécialement porté sur la farandole.

Autant le dire tout de suite, on a une préférence nette pour le vénéneux Nightshifter qui semble coller au bitume et donc aux oreilles. Le chant du second morceau est plus énervé et moins en ligne avec nos aspirations. Quoiqu’il en soit, c’est un rappel qui ne se refuse pas pour un des albums noise les plus emballants de 2024.

Pamplemousse - Porcelain

Dans les noms de groupe rafraîchissants, celui du duo martinico-lorrain se pose là. Après un album qui nous avait marqué par sa variété et son allant, en voici un autre dans la même lignée. En effet au premier morceau le plus furieux More Beautiful Than Madonna succède la lourdeur de Smile The Num.

Dans le genre nerveux, on est plus proche dans l’esprit des Canadiens de Ought. La guitare permet aussi bien de distiller des riffs denses sur Bad Penny que de voguer le temps d’un Miami Blue un peu flottant du côté d’un My Bloody Valentine apaisé. Les guitares qui vrombissent et psychédéliques du dernier morceau prouvent qu’ils ne reculent même pas devant un morceau instrumental. Sarah (Batterie) et Nico (Guitare/Chant) ont beau s’être relocalisés en Lorraine, on est encore une fois séduits par l’étendue des possibilités du duo et de leur faculté à moduler leur énergie au gré de leurs envies.

Porcelain Raft - Desert Days

Après 5 ans de silence, on est spécialement contents de retrouver Mauro Remiddi pour un EP inspiré par des conversations téléphoniques avec sa fille et un voyage dans le désert de Mojave. Ce contexte mis à part, on retrouve ce qu’on aime chez lui, ce rock indé un peu rêveur, porté par le fuzz de la guitare. Cette pop sans complexe qui n’a pas peur de la limpidité, s’exprime au mieux sur des morceaux comme Sloths Glue To Everything mais n’en néglige pas la densité pour autant.

Mais après une première partie plus directe, cet EP prend la tangente de façon progressive après un Going Over Home de fort belle facture. Il se fait en effet plus éthéré sur Ocean Dreams, avec des voix fort triturées et des arpèges, avant que Morning Drums renforce encore cette impression de flou. On retrouve donc en quelques morceaux les raisons de notre attachement à l’attachant artiste d’origine italienne.

    Article Ecrit par marc

Répondre à cet article