jeudi 28 août 2025, par

Si les évolutions du style de Marissa Nadler se sont faites par petites touches, elles ont été manifestes au long des dix albums (tous critiqués par nos soins depuis le premier) et continuent. Mais le chemin n’est pas linéaire non plus, cet album ne se plaçant pas dans la lignée directe de son prédécesseur (The Path of The Clouds) tout en ne revenant pas non plus à ce qui a précédé.
Après des collaborations qui avaient étendu son univers, souvent via des projets parallèles comme Droneflower ou Sailors with Wax Wings, elle revient toute seule pour un album qu’elle a produit elle-même et totalement dénué de batterie. Pour autant, si les délicats arpèges occupent une bonne partie de l’espace sonore, elle n’en revient pas pour autant au folk dépouillé et hiératique des débuts.
L’électricité a beau avoir moins droit de cité que sur ses excellents albums récents, elle reste présente. Par exemple en vrombissant un peu sur Smoke Screen Selene. On ne peut pas dire que l’adrénaline coule à flots mais Marissa reste Marissa, avec sa voix aérienne unique, une impression d’apesanteur qui n’a jamais été aussi manifeste que sur cet album plus atmosphérique. Les arpèges délicats sont de sortie sur Hatchet Man qui propose une mélodie qui coule de source.
Vous entendrez donc du Marissa Nadler pur jus pourtant on sort avec un petit goût de ‘trop peu’. Sans la beauté hiératique de ses débuts folk ni ses envolées dream-pop, le frisson est moins venu. S’il est une relative déception à titre personnel, ce dixième album qui permet de garder le contact avec son style unique. New Radiations est néanmoins d’une douceur et d’une mélancolie toujours délectables.
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