lundi 15 septembre 2025, par

Tout d’abord, merci pour vos réactions à propos de l’épisode 1 (c’était ici). Je me doutais que vous étiez là, en avoir la certitude est encore mieux. Je n’avais pas vraiment besoin d’encouragements mais c’est peu dire que ça m’a touché. Et donné envie de faire un pas de côté de temps à autres.
Pourquoi j’écris ? Il y a une énorme littérature là-dessus, comme un beau phénomène de prose auto-entretenue. Sans pousser les envies philosophiques plus loin que mes connaissances ne me le permettent, je dirais : ‘pour écrire et écouter’.
Pour le simple plaisir d’écrire tout d’abord. Je n’écrirai jamais de roman, je n’ai pas d’imagination pour ça. Mais boucler un texte, trouver un début et une fin et le cheminement entre les deux, c’est plaisant. La discipline aussi, ou plutôt la satisfaction du résultat sont des éléments d’une réponse que je n’approfondirai pas.
Donc, en l’état actuel des choses, arrêter n’est pas une option, je le rappelle. Mais il y aura bien une diminution. La rigueur nécessaire pour claquer 3 articles par semaine toutes les semaines plusieurs années de suite est un peu usante à la longue. Mais pour ne rien vous cacher, j’ai déjà une petite série d’articles écrits mais non publiables parce que les albums ne sont pas encore sortis. Donc oui, je commence à constituer le volume 87 des compilations aussi.
Il y aura toujours les deux pôles entre lesquels les parutions oscillent. Les artistes qu’on suit depuis très longtemps tout d’abord. Je ne vais pas les citer de peur d’en oublier trop mais on est là pour ça aussi, pour renouer le contact avec des artistes qui nous sont précieux. Et même ceux qui nous sont moins précieux et qu’on n’arrive pas à lâcher. Et puis c’est un produit d’appel. Je les écoute et les adore et puis un lecteur qui arriverait ici a plus de chance de se faire une idée à partir de ces noms-là que ceux du paragraphe suivant.
Je pense aussi que l’autre pôle est le plus important, celui des découvertes et des artistes ‘de proximité’. Pas toujours géographique, mais ceux qui m’ont contacté en direct et qui sont devenus des amis virtuels. Ma place dans l’écosystème musical, elle est là, elle dépend de ces coups de cœur aussi inattendus qu’inévitable.
Les seuls qui vont sans doute un peu diminuer sont ceux qui sont entre deux. J’avoue que je lâche l’affaire un peu plus vite et c’est finalement assez libérateur. Oui, je peux écrire sur presque n’importe qui et n’importe quoi, mais ça ne veut pas dire que c’est pertinent, et c’est moins amusant aussi.
J’ai réintroduit les ‘brèves’, ce qui permet de parler de bien plus d’artistes mais le contenu éditorial est réduit parce que j’y reproduis souvent des communiqués de presse (en le disant, ce qui n’est pas la norme). Mais ça permet de relayer des artistes qui n’ont presque jamais de grosse visibilité. Les 150 albums et EP critiqués par an sont évidemment la partie émergée de l’iceberg musical (magnifique et originale métaphore, je suis d’accord avec vous), j’en reçois beaucoup plus. Par exemple, il y a eu une critique et 7 brèves publiées vendredi passé, ça donne une bonne image de ce qui transite par ici.
Je ne me sens pas spécialement investi d’une mission, mais le plaisir du partage reste le moteur. Les sources de découverte sont différentes d’il y a 20 ans. 70% de ce que je publie est sur base d’envois. En 2005, c’était zéro...
Je vais arrêter là pour aujourd’hui, avec quelques idées pour la suite. A bientôt donc et merci encore !