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Séance de Rattrapage #147 - The Apartments, Dekker, L’Envoûtante

lundi 20 octobre 2025, par marc


The Apartments – That’s What The Music is For

The Apartments est une formation qui existe depuis 1978 mais dont on avait découvert l’existence via leur album de 2020, In and Out of the Lights. On avait tout de suite apprécié le spleen à l’ancienne, avec cette voix de Peter Milton Walsh qui susurre presque. On la retrouve ici, avec l’occasionnel renfort de Natasha Penot, collaboratrice de longue date. Et le ton direct désarmant des textes fait toujours mouche.

On aime aussi l’impression de musique arrêtée par la torpeur de la fin d’automne qui conviendra aussi au confinement de l’hiver, avec des arpèges et des nappes de clavier pour un cocon sonore. La plage titulaire en est en état d’apesanteur. Dans ce contexte, ce sont les moments les plus emphatiques qui se font les plus marquants. La réussite la plus flagrante étant peut-être Death Would Be My Best Career Move (et quel titre, aussi). Un album pour passer les saisons froides au chaud donc.

Dekker – Neither Up Nor Down

‘Folk-pop’ est sans doute un des termes les plus trompeurs tant la variété des résultats peut être grande. C’est qu’il en faut du talent pour rester léger sans être mièvre. C’est pourtant la performance de Dekker qu’on avait découvert il y a trois ans après d’excellentes prestations en tant que moitié de Rue Royale.

Ses mid-tempos sont délicieux comme Familiar Beat. Son art de ne jamais en faire trop est vraiment séduisant en tous cas. Et pour briser toute tentation, il touche à la sobriété d’un José Gonzalèsen plusieurs moments comme The Dove. Neither Up Nor Down est de ces albums qui ne frappent pas nécessairement mais qui se révèlent tellement agréables qu’on les écoute sans presque s’en rendre compte, encore et encore.

L’Envoûtante - Radio Etoiles

Il est étrange de constater qu’on n’est plus habitués à un ton positif ou une bienveillance affichée. Ainsi, on a été un peu déstabilisés par l’espoir dégagé par cet album du duo toulousain (Bruno Viougeas aux textes et Sébastien Tillious aux sons). L’énergie est concentrée sur l’art et son expression comme transcendance. Et ça fonctionne, avec de nombreuses allusions au retour à la terre comme contrepoint à une métaphore des étoiles bien présente.

Musicalement, c’est souvent assez épuré mais éminemment bien fichu (Peu de Stars, Reliefs) mais peut aussi pousser (Radio étoile, Bouche à Oreille), parfois en étant très percutant, Habituer Nos Yeux étant ce qui nous aura le plus impressionnés. On approche alors de l’adrénaline d’un Glauque, bien que le propos soit, on l’a compris, moins étouffant. Bref, L’Envoûtante isse bioutifoule (écoutez, vous aurez la ref).

    Article Ecrit par marc

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