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Séance de Rattrapage #148 - Franck Marchal, Superchained, Tommaso Varisco

lundi 10 novembre 2025, par marc


Franck Marchal - Passing Road

Déjà connu en tant que membre de Batz et auteur d’un EP qui avait plu, Franck Marchal propose ici un premier album en bonne et due forme. Moins electro, plus ambient peut-être. Même si c’est trop dense pour n’être que de la musique d’’ambiance’.

King Among The Stars était déjà une bonne indication, n’étant jamais trop simple et réservant quelques belles pistes. Et c’est surtout la facilité avec laquelle tout ceci glisse dans l’oreille qui fascine. Il laisse parfois plus de place au piano (Eternal Present, Dust Horses), ce qui est une bonne idée tant le contenu mélodique reste haut. Et outre les plages plus atmosphériques mais toujours un peu intranquilles (Where Shadows Drift), on apprécie particulièrement Quai Malakoff avec son piano et ses violons et Ferdinand Buisson qui nous emportent sans coup férir.

Superchained - Symbolic

Superchained, c’est le nom qu’utilise le Français Hugo Lanvin pour produire cette relecture bien plaisante d’un versant du rock alternatif qui semble inoxydable. Et il le fait avec un dosage idéal, rentre-dedans comme il faut. Parce que sans un engagement supérieur, le risque serait grand de virer vers un rock californien de mauvais aloi.

Rien de tout ça ici avec les grosses guitares de Born Again qui ne renient pas leurs inspirations nineties. Mais on frôle la pop rêveuse à guitares sur 9:17, avec une facilité mélodique bien tempérée par les guitares plus placides. Mais il s’aventure vers la pop à guitares à voix trainante qui plaira aux amateurs du Ride plus pop (Falling Down) et risque même un peu plus de groove sur The Narcissist. De quoi faire de ce Symbolic un recueil plus que plaisant, un vrai plaisir solide qu’on s’octroie de temps à autres.

Tommaso Varisco - Spaceboy (The Autumn EP)

Les EP se suivent et ne se ressemblent pas forcément pour Tommaso Varisco. Le cinquième de la série (de six) nous prouve donc que l’automne est la saison de l’électricité, avec une ampleur musicale qui confine au post-rock.

Après le TDAH sur Memories To Remember, c’est le syndrôme d’Asperger qui est le sujet de la plage titulaire qui s’étire sur 8 minutes et est à la hauteur de ses ambitions, languide à souhait sans jamais dévier vers la power-ballad. Les deux autres morceaux sont électriques et instrumentaux et tiennent tout seuls. Dense et presque épique, cet EP montre une facette plus électrique qu’on lui connaissait déjà sur l’album These Gloves et on se dit que l’éclectisme de ces EP ferait un album bien consistant.

    Article Ecrit par marc

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