lundi 9 mars 2026

Déjà bien présents en nos colonnes l’an passé, les artistes venus de Suisse reviennent d’emblée pour enchanter l’année qui ne fait que débuter. Le quatuor du jour propose un premier album expressif mais qui évite toute dérive pompière. Et on aime beaucoup.
Parce qu’écoute après écoute, cet album s’est révélé plaisant, voire même addictif en ces temps de sorties plus parcimonieuses. Des morceaux comme In The Open rappelleront de bons souvenirs aux amateurs d’Editors. En moins viscéral peut-être que le meilleur de la formation anglaise (et meilleur que la moitié de leurs réalisations), cet album en resuscite quelques côtés qui en faisaient le sel comme une grandiloquence parfaitement assumée mais qui n’appelle pas les synthés qui tachent. Côté voix, celle de Raphael Bressler lorgne moins du côté de Tom Smith que d’un Dave Gahan avec un peu moins de ’grain’.
Les amateurs de Depeche Mode pas rebutés par un peu d’emphase devraient aussi trouver leur bonheur. Que ce soit plus direct (The Pain Keeper) ou avec une belle lourdeur (The City Works Like This). Les musiques cold et amples, c’est notre truc depuis longtemps. Et si le genre peut se révéler excessif, c’est encore meilleur quand on frôle la ligne rouge du diabète sans jamais la dépasser. Ils sont forts ces Suisses...
Les mélanges de post-punk et kraut sont fréquents tant ces deux tendances visent une tension extrême. Et les réussites sont légion, avec Squid comme réussite récente. Mais le quatuor français Spelterini a toujours poussé les choses un peu plus loin, dans une radicalité assez fascinante. On n’est donc pas étonnés de les retrouver sur le label Kythibong, pourvoyeur de bonnes choses exigeantes (…)
Comme c’est souvent le cas, découvrir un.e artiste implique de bien vite en découvrir d’autres projets. On vous parlait il y a peu d’Eilis Frawley et son atypique et attachant album et la voici en batteuse inspirée qui a une belle part dans la réussite de cet album. On entend clairement sa voix sur plusieurs morceaux Self Destruct mais elle n’est pas la seule à assurer le chant.
Quand les (…)
Certes il y a les historiens, mais rien ne vaut ceux qui ont vécu une époque. Ce n’est pas un hasard si c’est un authentique Wireophile qui a attiré notre attention sur cet album (et il en parle très bien). Bassiste et fondateur des légendaires Wire, Graham Lewis a déjà sorti des albums quand la plupart des défenseurs actuels du genre (Squid par exemple) n’étaient pas nés. En sus du groupe de (…)
En matière de critique, tout est question de perception. Certes, on tente de définir le contexte, de placer une œuvre dans une époque au moment où elle se déroule (oui, c’est compliqué) mais souvent, on essaie en vain de définir nos affinités électives. Et puis si on n’arrive pas à expliquer, rien ne nous empêche de partager. Ainsi, on a adoré tout de suite ce que faisait Squid. En alliant (…)