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Coraline Gaye - La couverture des Choses

vendredi 6 mars 2026, par marc


Brèche de Roland, ce nom étrange a résonné longtemps, malgré le temps qui passe et les centaines d’albums écoutés. C’est dire que cet EP avait marqué. Coraline Gaye revient sous son nom propre pour un premier album qui entérine définitivement un grand talent.

La chose qui frappe d’emblée et se confirme au long des écoutes est le relatif dépouillement qui laisse une grande place à sa voix, claire et aérienne. Intense mais jamais démonstrative. Pour préserver cette simplicité, elle s’est bien entourée, notamment de la basse et la batterie de Sacha Toorop (Zop Hop Hop, Dominique A) et de l’orgue de Thomas Cottom (Cabane, Soy un Caballo...). On remarque aussi les très jolis discrets choeurs de Claire Vailler. Sur un morceau comme l’ïle, ils sont spécialement judicieux.

Il faut de la confiance en ses morceaux pour oser les présenter ainsi. Il faut dire que le début d’album présente une enfilade de perles assez remarquable. La Bataille fait partie des morceaux plus étoffés qui séduisent d’emblée, de quoi se préparer à la gorge qui se serre un peu à l’écoute de Le Buffet, genre de valse qui ne peut lasser malgré les écoutes. Ce contexte est aussi propice aux surgissements comme

Le lancer de cailloux/Sur ton visage, c’est fou/Ne me soulage pas (La Lame)

L’album se fait alors plus hiératique mais nous garde toujours avec lui. Coraline Gaye ne triche donc pas, se livre sans artifice et livre un premier album d’une beauté rare.

    Article Ecrit par marc

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