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Chevreuil - Stadium

lundi 11 mai 2026, par marc


L’émergence récente d’Angine de Poitrine a rappelé au monde musical ébahi l’existence du math-rock et des noms claqués qui y sont légion. Evidemment, cette niche musicale existe depuis bien longtemps et on vous en parle régulièrement. Si ce qu’on entend sur le retour de ce groupe vétéran (formé en 1998) n’est pas du math-rock au sens strict mais on y retrouve certains de ses codes.

La rigueur rythmique par exemple. Et si ceci est éminemment instrumental, on ne retrouve aucun poncif post-rock. Alors, oui, c’est aventureux, on est dans une déconstruction, dans des territoires qui risquent de rebuter les amateurs récents du groupe canadien précité. La prise de son est live, la batterie n’est pas amplifiée et leur configuration de studio établit une immersion quadriphonique. Si la guitare de Tony C. n’est pas bidouillée pour la rendre microtonale , elle opère comme un moteur électro-acoustique hybride capable de produire des sonorités électroniques.

Le résultat évoque les nombreux et passionnants travaux d’Anthony Laguerre qui nous avaient été transmis par le distributeur 5 Roses Press dont le responsable Julien F. est batteur ici. Coincidence ? Un peu mais pas que. On constate des changements de braquet à foisson, des rythmes faussement soutenus qui attisent la tension (Aria). Et le résultat peut être franchement trippant (Magnus). Les sons confinent à l’électronique sur des morceaux comme Quantum et les gimmicks peuvent être franchement engageants (Theorus Macrocosmus).

Cet album qui se présente comme deux LP est une sortie du label Computer Students et bénéficie d’un packaging bien classe. Ce qui convient à cette musique vivante et aventureuse.

    Article Ecrit par marc

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