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Brisa Roché - Takes

vendredi 21 mars 2008

Revival 60’s ou retro indie pop


Recup fin 2007

Cela commence sur un chant rappelant le phrasé anglais de Syd Barrett sur une sonorité piano une peu vieillie. Ce premier titre donne bien le ton général de cet album de Brisa Roché.
Heavy Dreaming commence un peu kitsh, on s’attend à un morceau de pop lourde par un girls band, mais c’est finement rattrappé et on finit par penser à des groupes des 60’s tels que le Jefferson Airplane, Mama’s and Papa’s.
Le timbre de voix n’y est sans doute pas pour rien. En fin de morceau on assiste à un effet de pan tout à fait audacieux, pas spécialement réussi mais qui fleure bon l’évasion, l’expérimentation, et à nouveau rappelle les débuts de la stereo et ses mixes extrêmes frolant le mauvais goà »t (pour exemple, réécoutez la version originale de Yellow Submarine des Beatles).

Ensuite avec The Drum on revient à une ballade blues plus classique, à Bob dylan et à beaucoup de choses depuis.

High aussi est un titre évoquant ces groupes psyche des années 60, Jefferson Airplane, ou encore, par la basse, ce titre de Roland Vincent récemment repris sur la BO de Ocean Twelve (également samplé par Kid Loco dans son premier titre phare She’s My Lover). Notons également les arrangements d’orgue très légers qui font toute l’atmosphère.

On assiste ausi à des duos comme sur Hand on Steel où le texte est doublé par une voix d’homme bien discernée, cela donne l’impressiond ’assister à un petit moment privilégié d’improvisation.

Whistle est le titre phare et promotionnel de l’album, qui passe bien à la radio à côté de On My Shoulders de The DO ou de I Kill Her de Soko. Tout ça fera partie des bons souvenirs de 2008.

C’est le moment de sortir une petite théorie, on a assisté à un revival folk, est-ce que de la même manière que cela a évolué à l’époque on assite pas à un approfondissement du style, à une dérive menant à des choses plus psyché. L’album de Brisa Roché illustrerait cela, le nouvel album de Portishead également même s’ils ne se réclament pas du folk mais on retrouve ce côté épuré côté voix et ce côté nu de production tout en étant très recherché. Cependant, pas d’illusion, nu de production n’existe pas, c’est certainement un travail plus subtil par rapport à des productions normalisées.

Citons encore d’autres titres tels que Trampoline, un mix judicieux d’une guitare finement reverbérée sur l’arrière et la plage bonus, aux sonorités clairement retro, rappelant les premiers pink floyd.

Au final, ce second album de Brisa Roché est très réjouissant, varié et intéressant sur toute sa longueur.

http://www.myspace.com/brisaroche


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7 Messages

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