Accueil > Critiques > 2004

Feist : Let It Die

jeudi 10 août 2006


Quand vous aurez dansé, déprimé, fredonné et, que la nuit venue vous chercherez le repos, il vous restera Feist et son premier album tellement attachant. Parce qu’il n’y a pas que les dancefloors et les grandes orgues dans la vie.

Fortement teinté de folk (Mushaboom), de soul (Leisure suite) et de plein d’autres bonnes choses (Let it die), la première oeuvre de cette prometteuse Canadienne promène sa mélancolie tenace (Lonely lonely et sa simplicité désarmante) et son écriture impeccable sur onze titres.
Le monde a besoin de douceur, comme en témoigne le succès planétaire de Norah Jones et la voix de Feist peut nous en apporter notre lot. Bien évidemment, le tout est lent (on pousse jusqu’au mid-tempo pour Inside and out) mais évite le sucre. Une pleine réussite. Quand l’envie vous prend de vous goinfrer de marsmallows sous la couette, vous pourrez aussi faire appel à ce Let it die, qui écoute après écoute se profile comme l’album cocooning de cette belle année. (M.)


Répondre à cet article

  • Fink - The City is Coming To Erase It All

    Avec un parcours atypique de l’électronique vers une relecture très particulière du folk et une personnalité indéniable, la personnalité de Fink est toujours aussi reconnaissable. Et ces énièmes retrouvailles se sont encore une fois révélées bien gratifiantes.
    Une fois atteinte la balise du blues acoustique le plus dépouillé de Fink’s Sunday Night Blues Club, Vol. 1, il était revenu à des (…)

  • Tamise - Silent Island

    En plus d’être remarquablement achalandé (Maxwell Farrington & Le Super Homard, The Apartments, Feldup, Raoul Vignal, GRIVE, Stéphane Milochévitch, Nadine Khouri...), Talitres a le bon goût d’envoyer ses albums bien en avance. Donc on a beaucoup de temps pour s’en imprégner sans être pressé par l’actualité. Et souvent, c’est au bénéfice des artistes. Spécialement dans le cas du duo mixte (…)

  • The Wooden Wolf - Indigo Prayers Op.8

    On ne maintient pas ce genre de classement, mais il est clair que certains artistes ont toujours eu la cote et ont empilé les étoiles ici. Ce huitième album (c’est le ’Op.8 dans le titre) de The Wooden Wolf ne va pas refroidir notre enthousiasme à son égard comme on va le voir.
    Et ça attaque dès Flutter qui signe des retrouvailles tellement précieuses. Le fantôme d’Eliott Smith, voire celui (…)

  • St Moon - St Moon (EP)

    Proposer Alex Keiling comme produit d’appel ne pouvait que susciter notre curiosité. Avant de dire tout le bien de son huitième album en tant que The Wooden Wolf, le voici déjà dans ce projet qu’il partage avec Julian Tröndle et Louis Groß du groupe folk teuton Lambs & Wolves.
    Ce n’est aucunement un projet solo, on le sent à la coloration différente mais tout aussi belle. Ce qu’on entend (…)