vendredi 21 mai 2010

Incandscences
Un nom pareil, ça ne peut pas s’oublier. Surtout quand à un premier album succède une prestation incendiaire au Pukkelpop (il semblerait que leur concert des Nuits Bota était du même tonneau). L’annonce d’un nouvel album est donc perçue comme une bonne nouvelle.
En abordant cet album, il ne faut pas se laisser dérouter par l’introduction très molle et un peu inutile. On commencera donc avantageusement par le plus musclé Red Lights qui met la tête en mouvement. Elle ne se reposera plus, ce qui est un excellent entrainement pour les muscles scapulaires. C’est comme sur le premier album le rythme qui est au centre des préoccupations. Un rythme qui se retrouve dans une structure volontiers répétitive mais aussi dans une distorsion utilisée avec parcimonie qui fait de cette musique hybride un des plaisirs qu’on s’octroie de temps en temps. C’est cette implacable machine à groove qu’on aime chez eux
On a connu le post-rock à l’orgue nerveux de Lymbyc Systym. Comme cet album-ci, ce qui est agréable à écouter n’est pas nécessairement facile à commenter. Tout est instrumental ici, donc pas moyen de se raccrocher à une ligne mélodique chantée (il y en a des bribes sur Lucky pourtant), il faut que le morceau se débrouille tout seul. Il y a aussi du Tortoise là -dedans, mais qui aurait troqué l’excellence technique et les penchants jazzy contre une énergie juvénile. Moins prestigieux, un SHT MTN évoque quand même les Chemical Brothers. Les amateurs de gros beat seront ravis.
Surtout que les éclairs ne sont pas vraiment nombreux. Citons la batterie en fond sur Stay Lit. Ce morceau bien plus mélodique plait plus facilement. C’est en l’écoutant qu’on se rend compte que le reste plait beaucoup mais ne reste pas en mémoire. Même si on termine sur un P.I.G.S. qui s’articule autour d’un clavier bien amené et d’une distorsion maitrisée. Mais la vraie attraction n’est pas là , elle se cache au détour d’un Stilettos proprement hallucinant. La basse bondissante met la transe à son niveau maximum, les percussions en arrière-plan sont tout bonnement irrésistibles, avant l’inévitable bouffée d’euphorie.
Un grand moment, quelques éclairs sur un album un peu uniforme mais jamais ennuyeux, et des prestations live qui mettent tout le monde à genoux. On dirait que Montréal compte un bon groupe de plus, non ?
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