vendredi 27 août 2010

Version courte
Il n’y a pas si longtemps, je vous parlais de l’importance du hasard et de la différence entre ce qu’on pense trouver dans un album et ce qui s’y trouve effectivement. Découvert via le précieux site listen2fight, j’en avais un souvenir plus joyeux, quelque part du côté de The Drums par exemple, pas dans la mélancolie qu’ils pratiquent. Car la très bonne surprise est là , ce groupe a plus de profondeur que dans mon souvenir.
Parfois, j’envie les nombreux collègues de hobby qui se cantonnent dans le format court. Surtout dans ce cas de figure-ci où des écoutes répétées jamais ennuyeuses ni enflammées se soldent par une envie de conseiller sans que l’analyse ne puisse vraiment être aboutie.
Parce que je ne vais pas vous retenir longtemps cette fois-ci, me contentant de dire que j’ai parfois pensé à Conor Oberst mais sans la surexpressivité et surtout sans l’influence americana. Sans les surgissements et la rage occasionnelle de cet auteur brillant un peu en perte aussi. Ca plaira de toute façon aux amateurs d’un classicisme assez ancien, dans la lignée d’un Nick Drake. Surtout quand la guitare sen lance dans du picking de niveau « avancé » (Jewel). Je vous dirai aussi qu’on ne dépasse jamais le mi-tempo du motivant morceau d’introduction et que les chansons sont jolies et positives mais de temps en temps un rien répétitives (Ivy & Gold, Fairytale Lullaby), ce qui dénote une écriture parfois légèrement prise en défaut. J’ajouterai ensuite que j’ai spécialement apprécié la guitare qui vient appuyer My God de toute sa légèreté et toute sa subtilité et que la voix féminine apporte sans coup férir sa dose de spleen à Flaws.
J’ai chaque fois été surpris par la facilité avec laquelle cet album coulait de source, et a pu sembler si vite familier. Cette connivence s’accompagne peut-être un peu d’une légère amnésie des morceaux eux-mêmes mais cet album ne pourra pas décevoir ceux qui aiment les plaisirs simples et acoustiques.
Phoebe Bridgers est une figure tutélaire assez imposante dans le landerneau des musiques apaisées. Certes, elle est elle-même moins omniprésente que dans un passé récent, mais son ombre plane sur énormément de projets, de Benni à Searows dont on découvre un second album après un EP qui nous avait bien tapé dans l’oreille.
Ceci est plus sombre peut-être, peut se poser en chainon manquant (…)
à‡a y est, la série de 6 EP de Tommaso Varisco est maintenant bouclée. Après deux premiers EP axés sur les concepts de guerre et paix (qui résonnent encore plus aujourd’hui), il a fait le tour des saisons pour terminer ici, renouant avec la veine folk-rock qu’on lui connaissait sur le toujours recommandable album These Gloves qui l’emmenait dans le nord, très dans le nord. On retrouve (…)
On a toujours apprécié les EP complémentaires, en tous cas bien plus que les rééditions augmentées sensées nous faire passer deux fois à la caisse avec du matériel connu. Les 29 minutes de ce Kid’s Table se profilent donc comme le prolongement idéal du Five Dice, All Threes de l’an passé.
Assez logiquement, il pratique la même veine riche et ample qui nous avait plus. A cet égard, la plage (…)
Sur le nom d’Elie Zoé n’a pas encore figuré sur ce site (à l’exception de trois brèves), on peut tout de suite le raccrocher à l’équipe de Coilguns. C’est en effet avec son collaborateur de toujours Louis Jucker qu’il a constitué un studio d’enregistrement pour ce nouvel album et le batteur Luc Hess est également de la partie. Constitué de récupération et situé chez Humus Records, cet (…)