vendredi 1er octobre 2010

Merci lapin
Je suis bien, d’accord avec vous, un nom qui fait sourire n’est pas la meilleure raison pour aborder un groupe. Pourtant celui-ci m’a amusé, client que je suis des mauvaises blagues à la au revoir poney. Parce que vous le savez, les blagues les plus drôles sont les blagues avec des lapins.
A la base de ce groupe se trouvent quatre Danois, et le chant est assuré dans la langue du nom du groupe. Mais ne fuyez pas, la chanteuse Louise Alenius est plutôt à l’aise dans notre langue. Elle a même collaboré avec Benjamin Biolay sur la musique de Clara et Moi. Dans la grande famille de ceux qui dévoient notre belle langue, j’ai pensé aussi bien à la nuée de Québécois qu’on croise de temps en temps (Pas Chic Chic, Karkwa, Malajube) qu’à l’envoutante Brisa Roché.
C’est vrai qu’Emilie Simon (celle d’avant les imitations de Kate Bush) est une figure inévitable quand on se creuse la tête en se demandant où on a déjà pu entendre ça (Homme Contre Femme). Il va aussi de soi que les amateurs de Keren Ann prendront du plaisir. Seul bémol, j’ai souvent trouvé que ce ton un peu enfantin lassait à la longue.
Pour le reste, on retrouve un peu du charme sixties suranné des premiers Cardigans, sans l’aspect insouciant. Et un Holden pourrait s’inscrire dans cette tradition mélancolique. Ce qui nous offre de charmants moments comme Ma Mélodie ou La Fin, soit quand l’aspect mélodique est mis en avant. Ils peuvent épaissir leur son sur Le Son D’un Escargot (oui, les titres sont top), ce qui rend l’écoute bien plus gratifiante, mais ces moments légers sont rares et leur présence fait un peu regretter l’aspect un peu lisse du reste.
Un joli nom et un accent attachant ne font pas tout. Heureusement que les Danois ont des arguments à faire valoir comme une fausse insouciance et occasionnellement un vrai talent de musicien. Pour ma part, je me suis lassé à la longue, même si quelques titres se révèlent splendides.
http://www.myspace.com/courslapin
Ce n’est pas parce qu’on a déjà beaucoup fréquenté un artiste qu’on ne peut plus être dérouté. Après quatre albums (beaucoup) écoutés, cette nouvelle proposition d’Olivier Savaresse a demandé un peu de temps pour nous devenir pleinement familière.
C’est le chant qui déconcerte le plus, même si on est déjà bien familiers de son œuvre. Les textes sont ciselés mais plutôt descriptifs et ils (…)
Elle est étrange, cette façon très française d’incorporer beaucoup d’ancien dans la musique moderne. Sans doute pour opposer une proposition plaisante face à l’hégémonie du rap, des artistes émergents mêlent une forme un peu moderne à des thèmes et surtout une façon de chanter très ancrée dans une tradition très vieille. Que ce soit Claude, Zaho de Saghazan ou Clara Ysé ou encore Eddy de (…)
Brèche de Roland, ce nom étrange a résonné longtemps, malgré le temps qui passe et les centaines d’albums écoutés. C’est dire que cet EP avait marqué. Coraline Gaye revient sous son nom propre pour un premier album qui entérine définitivement un grand talent.
La chose qui frappe d’emblée et se confirme au long des écoutes est le relatif dépouillement qui laisse une grande place à sa voix, (…)
Cela fait un petit temps qu’on suit Kloé Lang. Découverte par ses étranges reprises de Barbara et Janis Joplin dans le cadre d’un spectacle et puis un EP de chansons, voici qu’elle revient avec cet EP qui affine encore son style.
La belle voix délicate reste mise en avant, poussée par des mélodies plutôt tortueuses. Par rapport à des autres artistes d’un genre comparable (Solann ou Coline (…)