mercredi 15 septembre 2010

Musique-cendrillon
Indie folk et musique classique font-ils forcément bon ménage ? La tendance eà »t été à au scepticisme s’il avait fallu compter sans ce disque troublant. Car depuis "All Alone in an Empty House", il devient difficile d’écouter une sarabande de Lully sans l’associer à une bluette de Cass McCombs - l’inverse est sans doute moins vrai.
C’est que Lost in the Trees n’a pas seulement décidé d’incorporer de luxuriants arrangements de cordes à son songwriting pétri d’enluminures. De façon plus originale, le groupe alterne carrément, et avec un naturel confondant, une ritournelle acoustique (Love On My Side) et un authentique mouvement symphonique.
Cependant, c’est dans la mixtion de ces deux éléments que le septette de Chapel Hill se montre le plus à son affaire. Lorsque, presque sans prévenir, les premières orchestrations font leur apparition sur la plage titulaire, la musique de Lost in the Trees acquiert cette dimension tourbillonnante qui l’élève dix coudées au-delà du tout-venant.
Le riff philharmonique de Walk Around the Lake achève déjà de convaincre, cinq minutes seulement après y avoir pénétré, qu’on parcourt un disque magnifique. Construites sur des bases traditionnelles, les chansons prennent quasi toutes, à un moment ou à un autre, un envol majestueux. La pompe en moins : comme un prince de conte de fées menant une vie d’ermite au fond des bois, cette musique-cendrillon cèle sa noblesse sous les haillons.
L’aura de spiritualité qui vient envelopper Wooden Walls of the Forest Church fait réellement croire que cette église est peuplée d’à¢mes pures, alors que des morceaux comme A Room Where Your Paintings Hang ou We Burn the Leaves renvoient davantage à une certaine tradition anglo-saxonne.
Voilà un de ces secrets bien gardés qui, tapis dans leur cabane, ont choisi de cacher leur beauté aux yeux du monde. Et si, ce soir, on se promenait dans les bois ?
Phoebe Bridgers est une figure tutélaire assez imposante dans le landerneau des musiques apaisées. Certes, elle est elle-même moins omniprésente que dans un passé récent, mais son ombre plane sur énormément de projets, de Benni à Searows dont on découvre un second album après un EP qui nous avait bien tapé dans l’oreille.
Ceci est plus sombre peut-être, peut se poser en chainon manquant (…)
à‡a y est, la série de 6 EP de Tommaso Varisco est maintenant bouclée. Après deux premiers EP axés sur les concepts de guerre et paix (qui résonnent encore plus aujourd’hui), il a fait le tour des saisons pour terminer ici, renouant avec la veine folk-rock qu’on lui connaissait sur le toujours recommandable album These Gloves qui l’emmenait dans le nord, très dans le nord. On retrouve (…)
On a toujours apprécié les EP complémentaires, en tous cas bien plus que les rééditions augmentées sensées nous faire passer deux fois à la caisse avec du matériel connu. Les 29 minutes de ce Kid’s Table se profilent donc comme le prolongement idéal du Five Dice, All Threes de l’an passé.
Assez logiquement, il pratique la même veine riche et ample qui nous avait plus. A cet égard, la plage (…)
Sur le nom d’Elie Zoé n’a pas encore figuré sur ce site (à l’exception de trois brèves), on peut tout de suite le raccrocher à l’équipe de Coilguns. C’est en effet avec son collaborateur de toujours Louis Jucker qu’il a constitué un studio d’enregistrement pour ce nouvel album et le batteur Luc Hess est également de la partie. Constitué de récupération et situé chez Humus Records, cet (…)