mercredi 23 février 2011, par

Echantillon
Les chanteuses, je dois bien dire que j’aime ça, et en découvrir une attachante est une source de satisfaction souvent renouvelée. Le temps passant, la liste s’allonge et il devient difficile de ne pas s’emmêler les pinceaux. On peut donc dérouler la liste, même si chaque fois l’exercice est un peu réducteur. Pour lui donner moins d’importance, regroupons-les comme ça c’est fait, on peut les garder dans un coin de la tête et tenter d’expliquer pourquoi on a pris du plaisir à l’écoute. Citons donc PJ Harvey ou Bat For Lashes, références incontournables pour bien de nos contemporaines. J’ajouterai Feist pour être exhaustif. Voilà, c’est fait, occupons-nous maintenant de Deborah
Vous l’aurez compris, l’attrait de cette jeune artiste est aussi une limitation. Il y a du monde sur le podium, et se faire une place au soleil (fut-il pâle d’hiver) reste une gageure. Mais tous les amateurs de voix féminines et d’arrangements bien ficelés auront tout intérêt à se faire un avis en suivant les liens qui suivent cet article. Ils pourront y entendre des réussites comme les chaloupés (Vespel) ou We Need More, ou le plus léger Revoling Doors qui montre que tous les mélanges n’ont pas encore atteint l’excellence.
On attend la suite aussi parce qu’on veut savoir si certaines tendances qui me plaisent moins auront un prolongement. Crescendo m’a ainsi semblé trop sucré, vraiment trop, mais c’est un risque assumé quand on évolue ainsi à la lisière entre l’émotion et la démonstration doucereuse. Ce morceau pour moi indigeste m’a donc fait d’autant plus apprécier l’équilibre du reste.
Deux possibilités ici. Soit vous considérez que les artistes existantes et mentionnées suffisent à votre bonheur (ou alors sont des repoussoirs, ça peut arriver aussi) et cet article s’auto-détruira de votre mémoire dans cinq secondes. Soit vous appréciez de découvrir une nouvelle chanteuse-pianiste-arrangeuse douée par semaine, et celle-ci s’ajoutera à votre liste déjà constituée sans problème aucun. Pour ma part, j’ajoute ce nom à mon petit calepin et attend la suite avec curiosité, vu que cet EP de six titres suscite des espoirs et que seule la suite décidera de sa place dans la pile.
http://deboh.bandcamp.com/album/cold-glory
http://www.myspace.com/deborahoh
Ce n’est pas un phénomène nouveau, la perception d’un album est très liée à l’attente. On ne va pas affirmer qu’elle n’était pas élevée à l’annonce d’un nouvel album de Midlake, surtout qu’ils n’ont jamais été qu’impeccables mais près de 18 ans ont passé depuis The Courage of Others. Qui reste peut-être leur sommet et ce genre d’émotions-là n’ont plus été atteintes à l’identique.
Mais (…)
S’il est une constante dans la discographie du désormais duo The Antlers, c’est la douceur. C’est elle qui leur a toujours permis de se singulariser, de rendre tellement attachants des albums qui comportaient moins d’adrénaline.
Mais ce qui faisait le sel de la formation, c’est leur capacité à provoquer l’émotion par une tension, une intensité supérieure. Ici, Carnage reprend les mêmes (…)
On a toujours apprécié les EP complémentaires, en tous cas bien plus que les rééditions augmentées sensées nous faire passer deux fois à la caisse avec du matériel connu. Les 29 minutes de ce Kid’s Table se profilent donc comme le prolongement idéal du Five Dice, All Threes de l’an passé.
Assez logiquement, il pratique la même veine riche et ample qui nous avait plus. A cet égard, la plage (…)
Dans les réunions de parents, j’imagine qu’il doit être déroutant d’être face aux géniteurs des très bons élèves. Si ça ne doit jamais être tendu, il faut sans doute être créatif. L’excellence appelle finalement peu de commentaires. C’est une situation similaire pour le critique aux prises avec le très bon cinquième album du groupe de Stillwater, Oklahoma.
A l’instar de Grizzly Bear, c’est (…)