mercredi 21 décembre 2011

De toutes les couleurs
Il y a trois ans déjà qu’on avait croisé le chemin de Pale Grey et noté le nom pour plus tard (c’est une image, si vous croisez un calepin en concert, ce n’est pas le mien) parce que le post-rock servi léger en mode synthétique était plaisant. C’est exactement ça qu’on retrouve sur le premier morceau qui peut donner une fausse impression sur ce qui va suivre. Ce qui a changé entretemps, c’est tout d’abord le line-up, passé de deux à quatre membres. Et puis une fois la porte d’entrée passée, on quitte à la fois la musique instrumentale et on s’éloigne franchement de tout ce qu’on entend de par chez nous (ce duo devenu quatuor vient des Hautes-Fagnes).
La musique pop teintée d’électronique est en effet très représentée dans nos colonnes mais les groupes dont on parle proviennent souvent de contrées plutôt éloignées. On retrouve entres autres de la dream-pop traité sur un mode très léger (Blue), comme si Ride limait ses griffes. La présence occasionnelle de petites guitares aigrelettes les situe quelque part entre Youth Lagoon et Memory Tapes (Red, le redémarrage d’Orange). Quelques petites résurgences ça et là rappellent qu’ils ont un passé presque post-rock.
Vous l’aurez compris facilement, le gimmick est que le nom des morceaux correspond à des couleurs. De plus, ceci est une production du label Jaune Orange. Pourtant, la teinte la plus adaptée est logiquement celle du nom du groupe. Pas parce que c’est terne, mais parce qu’ils ont décidé de ne pas en remettre, de ne pas jouer sur l’esbroufe. A ranger du côté de la musique discrète donc, ce que les références ont déjà dà » vous suggérer.
Cette discrétion s’applique même au plus nerveux Black qui n’est pas sans rappeler le Foals du premier album, en moins incandescent et plus synthétique, avec un joli entrelacs de mélodies. Mais des plages de relaxation sont également au programme (Yellow).
Le label liégeois Jaune Orange prouve qu’en sus de quelques locomotives (Hollywood Porn Stars, My Little Cheap Dictaphone , The Experimental Tropic Blues Band), il a en réserve quelques jeunes pousses prometteuses dans des domaines aussi variés que la pop (Fastlane Candies), le folk (Dan San - un des membres joue ici - dont on attend album début 2012) et l’electro-pop via cette formation qui vient de sortir un mini album varié et d’une qualité constante.
http://www.myspace.com/palegreymusic
Certains labels sont une promesse. En se frottant à une sortie de l’aventureux Kythibong, on sait qu’on s’embarque pour une aventure. D’autant plus que la cheville ouvrière Aymeric Chasleries est ici à la manœuvre, associé à Maxime Canelli.
Le nom de la formation est tiré du jeu Nokia Snake 2. Au-delà de l’anecdote, on sent qu’une envie ludique domine largement ici. Utiliser des instruments (…)
On vous avait déjà parlé de l’éclectisme des Allemands Sparkling et si cette caractéristique se retrouve toujours, ils ont sensiblement déplacé le curseur. Exit la composante post-punk ou les allusions à Wire, le virage est plus pop. Et réussi comme on va le décrire.
D’emblée, We sonne presque comme du Sparks. Et cette veine se retrouvera au détour des plus rentre-dedans et électriques (…)
L’efficience est la capacité à obtenir un résultat optimal avec le moins de ressources possible. Si ce n’est pas un concept fort usité en musique, parce qu’il n’y est pas très pertinent, on peut déjà dire que Kety Frusco n’est pas une artiste efficiente. Sans que ça n’en diminue les mérites.
Aussi étrange que ça puisse paraître, ce n’est pas du tout la première fois qu’on vous parle de (…)
Voici donc le second troisième album du groupe de Tournai, faisant toujours la part belle au piano et à la batterie. Le concept étant maintenant connu, il était temps pour eux d’élargir leur horizon. Antoine Flipo et Martin Grégoire ont en effet recruté un troisième membre en la personne du bassiste Issam Labbene tout d’abord. Il fait par exemple un excellent boulot en habillant Gate 1 mais sa (…)
C’est éminemment subjectif mais quand j’entends un nom de formation comme ça, je suis déjà dans de bonnes dispositions. Lesquelles sont encore renforcées par le souvenir d’un premier EP qui posait de très belles bases.
Le truc de Chaton Laveur, donc, c’est de s’appuyer sur des bases krautrock pour une euphorie bien plus pop. Le duo liégeois (Julie Odeurs et Pierre Lechien) est cependant (…)
Brèche de Roland, ce nom étrange a résonné longtemps, malgré le temps qui passe et les centaines d’albums écoutés. C’est dire que cet EP avait marqué. Coraline Gaye revient sous son nom propre pour un premier album qui entérine définitivement un grand talent.
La chose qui frappe d’emblée et se confirme au long des écoutes est le relatif dépouillement qui laisse une grande place à sa voix, (…)
On a tout d’abord pensé que The Golden Son était un projet parallèle et plus expérimental de Laurent Leemans, qu’on a mieux connu en tant que The Imaginary Suitcase (et La Vierge Du Chancelier Rolin mais ça remonte plus loin). Maintenant que TIS est un trio avec d’autres visées, The Golden Son devient l’exutoire solo. Mais comme pour mieux brouiller les pistes, voici un album entièrement (…)
The Golden Son, c’est l’autre projet de Laurent Leemans quand il n’officie pas en tant que The Imaginary Suitcase. Un album sorti l’an passé avait singulièrement étendu ce qu’on connaissait de lui. Maintenant que le périmètre de son groupe de base s’est élargi comme on l’a relaté ici, il revient sous un nom qui fleure bon l’expérimentation et la liberté artistique. La discrète sortie est un (…)