mardi 24 janvier 2012

Go West
L’Amérique n’a pas fini de fasciner les Européens. Alors que souvent les artistes se contentent d’un album enregistré ‘là -bas’ et à consommer ici, les deux sœurs suédoises ont franchi l’Atlantique sans se retourner, en espérant faire partie de l’aventure du grand ouest. On se souviendra d’ailleurs que c’est une reprise des Fleet Foxes qui les a fait connaitre au public. Maintenant, c’est carrément sur Saddle Creek qu’on retrouve le duo. Le second album est ainsi produit par Mike Mogis, qui s’occupe d’une bonne partie des productions du label dont Cursive, The Faint ou Bright Eyes) dont il a été guitariste. Cerise sur le gà¢teau, on retrouve carrément Conor Oberst sur King Of The World dont il a écrit un couplet. On ne peut pas voir ça autrement que comme un adoubement.
Ce morceau d’ailleurs, aurait sa place dans la discographie du talentueux Conor et servira sans doute de produit d’appel. Pour le reste, les toujours très jeunes sœurs (18 et 21 ans au moment où je vous parle) ont refait le coup du premier album en mieux. Sans doute bien entourées, elles nous sortent un album certes pas révolutionnaire mais qui montre un talent manifeste et plus de confiance. Parce que leur talent pour trousser une mélodie ne doit rien à l’esbroufe (This Old Routine, Dance To Another Tune) et leurs voix très en avant, renforcées d’écho toujours à l’unisson sont là pour les défendre.
Alors, oui, c’est passe-partout, et ferait passer Basia Bulat (assez proche dans l’esprit) pour une dangereuse terroriste sonore, et une production très professionnelle peut rendre un morceau comme Blue trop lisse pour être honnête, mais il suffit que la simplicité reprenne ses droits sur New Year’s Eve pour qu’elles soient plus séduisantes. Oui, on retrouvera un peu de slide et une ampleur nouvelle (The Lion’s Roar), mais ça reste bien moins aseptisé qu’une Amy McDonald. Ceux qui les découvriront par le biais de cet album auront sans doute aussi une oreille moins bienveillante que ceux qui les ont découvertes au hasard des avant-programmes de bons concerts.
Avec des allusions comme I’ll be you Emmylou and I’ll be your June/You’ll be my Gram and my Johnny too (Emmylou), il n’est pas très difficile de trouver dans quelle filiation elles espèrent se trouver. Quand on aura ajouté que leur reprise en concert de Dancing Barefoot de Patti Smith aura fait pleurer (d’émotion, hein, pas de rage…) la grande prêtresse américaine, on sait qu’on s’éloigne encore un peu plus du Stockholm de leurs origines. Plus mature et sur de lui, cet album montre que les deux Suédoises peuvent se fondre dans le décor de leur pays d’inspiration en maintenant une fraicheur toute nordique.
http://thisisfirstaidkit.com/
http://www.myspace.com/thisisfirstaidkit
Seedhead marque le retour d’un artiste qui nous avait envoûté il y a un petit temps déjà et rappelle pourquoi on avait tant aimé ça. Le ton est encore plus apaisé encore, renforçant cette impression de distance, suscitant une envie d’abandon. Portées par une belle voix, les morceaux sont lents, un peu répétitifs, comme une mélopée lancinante. C’est l’impression d’ensemble qui prime tant la (…)
Avec un parcours atypique de l’électronique vers une relecture très particulière du folk et une personnalité indéniable, la personnalité de Fink est toujours aussi reconnaissable. Et ces énièmes retrouvailles se sont encore une fois révélées bien gratifiantes.
Une fois atteinte la balise du blues acoustique le plus dépouillé de Fink’s Sunday Night Blues Club, Vol. 1, il était revenu à des (…)
En plus d’être remarquablement achalandé (Maxwell Farrington & Le Super Homard, The Apartments, Feldup, Raoul Vignal, GRIVE, Stéphane Milochévitch, Nadine Khouri...), Talitres a le bon goût d’envoyer ses albums bien en avance. Donc on a beaucoup de temps pour s’en imprégner sans être pressé par l’actualité. Et souvent, c’est au bénéfice des artistes. Spécialement dans le cas du duo mixte (…)
On ne maintient pas ce genre de classement, mais il est clair que certains artistes ont toujours eu la cote et ont empilé les étoiles ici. Ce huitième album (c’est le ’Op.8 dans le titre) de The Wooden Wolf ne va pas refroidir notre enthousiasme à son égard comme on va le voir.
Et ça attaque dès Flutter qui signe des retrouvailles tellement précieuses. Le fantôme d’Eliott Smith, voire celui (…)
Même si on n’est pas exactement un service public, un peu de gai savoir s’impose parfois. Le Butoh est une danse de performance minimaliste créée au Japon en 1959. La danseuse suédoise Frauke a donc demandé à sa compatriote Josefin Runsteen de créer une bande-son pour une performance et c’est ce qui constitue l’objet musical du jour.
La lisière entre les musiques électronique et classique (…)
On l’avoue, un talent féminin éclectique et un peu électronique, c’est quelque chose qui nous plait. On peut penser à Bat For Lashes, Harrys Gym, Jeanne Added, Odd Beholder ou autres et on ajoutera donc la Suédoise Annika Grill et son troisième album.
On est d’emblée mis à l’aise par un petit air de Metric dans leurs moments les plus gorgés de beats et de guitares combinées (Thinking (…)
Ce n’est pas parce qu’une artiste nous a marqués fortement qu’elle ne peut pas échapper momentanément à notre radar. Ils faut dire que si certaines de ses productions plus récentes que son album d’il y a 9 ans ne se sont pas signalées, c’est aussi parce qu’elles étaient chantées en Suédois. Et puis la toute dernière fois qu’on l’avait aperçue, c’était aux côtés de First Aid Kit pour une soirée (…)
Elles en ont fait du chemin, les Suédoises de First Aid Kit. Il y a un peu plus de 8 ans, on les découvrait dans une petite Rotonde en ouverture de Megafaun et Port O’Brien et maintenant elles jouent à guichets fermés après une expatriation réussie aux Etats-Unis. La recette marche donc et les sœurs Klara et Johanna Sà¶derberg n’ont visiblement pas l’intention de la changer. Deux voix à (…)