lundi 12 mars 2012

Classique ou pompier ?
Ne vous attendez pas à une originalité renversante pour cette introduction. Je vais encore une fois rappeler le plaisir qu’il y a à découvrir des groupes en première partie de ceux qu’on est venus voir (ou, plus rarement, en tête d’affiche de ce qu’on connaissait). Ceux qu’on était allés voir ce soir-là , c’étaient The Antlers, et leur prestation tout e finesse avait été mise en route par Dry The River.
On voit des groupes quand ils sont encore en progression, et cet album marque déjà un palier supplémentaire par rapport à ce qu’on a pu en voir il y a 4 mois. Ce qui a changé, c’est l’ambition, plus flagrante sur ce premier album qu’en concert, où la figure moins charismatique du chanteur tempère leurs élans héroà¯ques. Parce que sur ce Shallow Belt, une référence m’est venue assez vite, celle de la première période des Killers. Quand la voix monte sur New Ceremony, c’est assez.flagrant. On se rappellera qu’on avait vu le groupe de Las Vegas avec 100 autres un bon jour de Pukkelpop, et on espère simplement que la suite sera moins pompeuse. Elle sera sans doute différente, parce que Dry The River émarge à cette catégorie particulière de groupes ‘avec violon’. Le chanteur n’a pas le l’abattage démonstratif de Brandon Flowers (la voix quand elle pousse dans les morceaux plus pompiers comme No Rest y ressemble assez pourtant). Et ils nous assènent le bon et plus Shield Your Eyes dans la foulée, comme pour nous rassurer
Dans ce genre de musique, c’est la sensation de conviction qui fait la différence. Et on la sent dans le final magistral Lion’s Den, qui démarre comme beaucoup d’autres balades. Mais on sent à la mise en place progressive qu’il y aura plusieurs étages. Oui, c’est un peu téléphoné, mais avec une conviction pareille, je ne demande pas mieux que me laisser prendre. Ils peuvent aussi se radoucir sans mièvrerie (History Book), Shaker Hymns évoquant même le folk pastoral à la Neil Young. J’ai personnellement moins gouté la power-ballad en fausset. Dans le genre, ça n’a pas le potentiel de sympathie des formations nord-américaines comme Port O’Brien ou The Acorn dont le faux débraillé sied mieux à l’exercice.
Donc, ces Londoniens se trouvent à la lisière de deux genres, entre la sincérité simple et une tendance plus démonstrative. Pour le moment, les deux façons cohabitent de façon plus sympathiques mais seul l’avenir nous dira ce qu’ils préféreront. En attendant, Lion’s Den est mon morceau ‘too much’ préféré de ce début d’année.
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Le côté résolument hors du temps, hors de ce temps plutôt, facilite sans doute la prise d’à¢ge de la musique de Neil Hannon. Le talent faisant le reste. (…)
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Surtout que sur le cinquième album de la formation londonienne n’est pas (…)