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Ewert and The Two Dragons - Good Man Down

mercredi 14 mars 2012

En dedans


Bien honnêtement, la musique des Pays Baltes, ce n’est pas ce qu’on connait le mieux, et on pense assez vite à l’immonde concours Eurovision quand on pense à certain pays moins habituels. Après la Lituanie qui nous avait fait fondre avec Alina Orlova et Mmpsuf, c’est d’Estonie que nous viennent Ewert and The Two Dragons. Un peu de renseignements glanés sur la toile nous apprend qu’ils ont eu tous les prix envisageables dans leur pays d’origine, et sont prêts à partir à l’assaut du reste de l’Europe. Sera-t-elle réceptive ? Tentative de collection d’éléments.

Ca fonctionnera d’autant mieux si le reste de l’Europe apprécie les sympathique mid-tempos (Jolene, non, pas celle de Dolly Parton ou Jack White). Mais un départ doux et minimal peut de l’épaisseur. C’est ce qui arrive sur Panda où ils semblent prendre avec beaucoup de sérieux ce Here comes the panda/The dying breed. La première impression c’est que si les mélodies sont bien là , c’est un peu léger pour vraiment rester en mémoire, comme une version light de groupes comme Broken Records, ou encore Elliott Smith (Falling, Sailor Man).

Le ton souvent très acoustique est un avantage parce que la fraicheur est préservée, mais aussi un inconvénient parce qu’on aimerait que les morceaux soient poussés plus loin dans leurs retranchements. à‡a manque donc une de souffle pour ceux qui comme moi aiment ça. Ce qui plait chez The National ou Midlake (pour ne reprendre que des réussites flagrantes), c’est qu’ils exploitent leur potentiel au mieux, qu’ils tirent le meilleur de leur talent (très affirmé dans ces exemples). Mais eux aussi ne se sont pas fait en un album. Si je me permets d’insister lourdement, c’est parce par deux fois, ils poussent le bouchon un peu plus loin et c’est tout de suite plus enthousiasmant. Quand le piano appuie le propos de Road To The Hill par exemple. Ou alors sur le final You Had Me at Hello plus atmosphérique, un peu comme une version gentille de Get Well Soon. Un peu d’emphase leur va donc bien au teint.

Il n’y a pas que des critères objectifs pour garder un album avec soi, chaque détail a son importance. Alors pourquoi ne pas risquer l’exotisme d’un groupe estonien au nom régressif ? Pour ma part, j’en retiendrai que s’ils sortent plus de leur coquille l’avenir sera intéressant.

http://www.ewertandthetwodragons.com/


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