lundi 4 juin 2012

Courte blonde
Même si on sait que comparaison n’est pas raison, qu’écrire un article sur une artiste qu’on découvre en se basant sur des références pas toujours transparentes, on n’y peut rien, des noms viennent immédiatement en tête. Sans doute que notre esprit est fait comme ça, mais ça peut parfois polluer une écoute sereine. Ou alors, raviver un souvenir agréable. Et quand le groupe auquel on pense a splitté il y a quelques années (juste après la sortie de Singles), une petite giclée de nostalgie vient pimenter le tout.
C’est l’allant des Long Blondes que j’ai retrouvé ici. Parfois de façon très littérale quand on retrouve les mêmes intonations et le même groove sautillant sur It’s Only You, Isn’t It ?, mais aussi de façon plus allusive, et dans la manière d’apposer plusieurs styles. On retrouve ainsi de l’ampleur dès l’entame l’album, mais aussi un peu de balade rêveuse sur brouillard de guitare (Madeline) ou des morceaux qui reposent presque entièrement sur leur rythme (Heart Sound, You Bleed You). La vitesse de croisière n’empêche cependant pas un décrochage occasionnel (Caring).
Cette présence de fougue et d’épaisseur de son fonctionne en tout cas (Glass Mountains), une certaine ardeur juvénile empêche toute dérive pompière, et lui permet d’aller sans vergogne lorgner du côté des Kills (X-red). Le rock de Lissy est aussi un peu teinté d’eighties mais n’est pas poussé jusqu’à la pathologie déjà évoquée. On la détecte au détour d’une basse avec un soupçon de flange et de reverb’ (I Know Where You Sleep)
Peut-être que David Sitek n’est plus le magicien qu’il a pu être, mais le guitariste de Tv On The Radio reste un producteur pertinent. Il serait sans doute intéressant d’aller vérifier en concert comment ces morceaux se défendent, parce que cet album direct et accessible est prometteur, et il existe une génération de jeunes artistes (avec une Alex Winston par exemple) à suivre avec attention.
http://trullie.com/
http://www.myspace.com/lissytrullie
Une personnalité aussi forte que celle de Xiu Xiu est un appel à la reprise. On connaissait leurs reprises depuis longtemps, c’est peut-être via leur cover de Don’t Cha qu’on s’était frottés une des premières fois à leur univers. Les morceaux présentés ici sont une compilation de ceux qui sont proposés mensuellement à leurs souscripteurs Bandcamp.
Le trio s’approprie forcément ces morceaux (…)
Il est des artistes qu’on aime précisément pour leur radicalité. S’ils ont su arrondir les angles parfois, on dénote chez A Place To Bury Strangers, Xiu Xiu ou HEALTH une propension à en faire trop parce que c’est comme ça qu’on ouvre des voies, qu’on évite la tiédeur.
Ce qu’on a dit du précédent RAT WARS s’applique bien toujours ici. Les sons de guitare peuvent être rà¢peux, c’est toujours (…)
Ce n’est pas un phénomène nouveau, la perception d’un album est très liée à l’attente. On ne va pas affirmer qu’elle n’était pas élevée à l’annonce d’un nouvel album de Midlake, surtout qu’ils n’ont jamais été qu’impeccables mais près de 18 ans ont passé depuis The Courage of Others. Qui reste peut-être leur sommet et ce genre d’émotions-là n’ont plus été atteintes à l’identique.
Mais (…)
S’il est une constante dans la discographie du désormais duo The Antlers, c’est la douceur. C’est elle qui leur a toujours permis de se singulariser, de rendre tellement attachants des albums qui comportaient moins d’adrénaline.
Mais ce qui faisait le sel de la formation, c’est leur capacité à provoquer l’émotion par une tension, une intensité supérieure. Ici, Carnage reprend les mêmes (…)