mardi 29 janvier 2013

En route vers le succès ?
Sans doute que les artistes ne pensent pas toujours au positionnement marketing, mais il semble y avoir un espace immense entre les machines de guerre sans (plus) d’à¢me à la Coldplay et les chanteurs folk minimalistes excellents mais sans doute condamnés à une diffusion limitée comme son compatriote Fionn Regan. Il faut pour cela montrer une belle assurance, sans renier une écriture soignée.
On l’a encore vu récemment, une position de repli courante est de bétonner le son, de faire appel à de plus gros synthétiseurs. Ce n’est pas ce que l’Irlandais Conor O’Brien suit, puisqu’il réussit à préserver une certaine intimité tout en poussant plus loin ce qu’on avait entendu sur le prometteur Becoming A Jackal. La voix, bien que clairement en avant, semble toujours assez discrète. Elle ne se lance pas dans de grandes envolées, ce qui pourrait passer pour de la modestie. Pourtant, on sent une vraie motivation (ce terme convient mieux qu’ambition) qui jamais ne dégénère. C’est une bonne idée de ne pas trop en faire dans ce secteur.
Comme je l’ai découvert tout seul à la guitare (en ouverture d’Owen Pallett), il faut se faire à cette ampleur pop. Tout commence d’ailleurs par un bon morceau délicat, mais traité sur un mode motivé. C’est seulement après que les choses décollent. Il y a chez Villagers une écriture indéniable, sans doute un peu en retrait par rapport à un Conor Oberst il est vrai plus irrégulier. Difficile d’ailleurs de ne pas faire le rapprochement avec l’Américain, parce que lui aussi tente des choses, comme un peu de sons électroniques (excellent The Waves). Sans doute que le mélange de mélodies réussies et d’un bourdonnement plus electro de Rythm Composer annonce de nouvelles voies. Il va peut-être aussi connaitre son Digital Ash In a Digital Urn. C’est tout le mal qu’on lui souhaite en tout cas.
Pour le reste, il n’a heureusement pas oublié les petits morceaux tout doux (In a Newfoundland You Are Free) qui montrent clairement que s’il y a une évolution, il n’a pas encore effectué un virage complet qu’on n’attend pas non plus nécessairement. Si les choses étaient logiques, cet album un peu gonflé aux hormones devrait connaitre le succès.
http://www.wearevillagers.com/
Phoebe Bridgers est une figure tutélaire assez imposante dans le landerneau des musiques apaisées. Certes, elle est elle-même moins omniprésente que dans un passé récent, mais son ombre plane sur énormément de projets, de Benni à Searows dont on découvre un second album après un EP qui nous avait bien tapé dans l’oreille.
Ceci est plus sombre peut-être, peut se poser en chainon manquant (…)
à‡a y est, la série de 6 EP de Tommaso Varisco est maintenant bouclée. Après deux premiers EP axés sur les concepts de guerre et paix (qui résonnent encore plus aujourd’hui), il a fait le tour des saisons pour terminer ici, renouant avec la veine folk-rock qu’on lui connaissait sur le toujours recommandable album These Gloves qui l’emmenait dans le nord, très dans le nord. On retrouve (…)
On a toujours apprécié les EP complémentaires, en tous cas bien plus que les rééditions augmentées sensées nous faire passer deux fois à la caisse avec du matériel connu. Les 29 minutes de ce Kid’s Table se profilent donc comme le prolongement idéal du Five Dice, All Threes de l’an passé.
Assez logiquement, il pratique la même veine riche et ample qui nous avait plus. A cet égard, la plage (…)
Sur le nom d’Elie Zoé n’a pas encore figuré sur ce site (à l’exception de trois brèves), on peut tout de suite le raccrocher à l’équipe de Coilguns. C’est en effet avec son collaborateur de toujours Louis Jucker qu’il a constitué un studio d’enregistrement pour ce nouvel album et le batteur Luc Hess est également de la partie. Constitué de récupération et situé chez Humus Records, cet (…)