Accueil > Critiques > 2005

Basement Jaxx : The Singles

vendredi 11 août 2006, par marc


Bien sûr, sortir une collection de singles après trois albums seulement pourrait passer pour une démarche présomptueuse. Mais dans le cas de Basement Jaxx, pour qui les albums sont plutôt inégaux sur la distance, l’exercice en vaut vraiment la peine. Parce que le duo anglais est une infernale machine à faire danser. L’enfilement des titres n’est pas toujours imparable, puisque la discographie n’est pas infinie, mais se révèle indispensable pour tout qui veut bouger ou faire bouger ses contemporains.

Certains morceaux sont tellement recyclés dans des jingles (Red alert) qu’on ne savait même plus d’où ils venaient. Les titres les plus connus étant regroupés au début, l’attention chute en cours d’album et certaines scories (Fly life, Do you think, Bingo bango) viennent contrebalancer les classiques Red alert, Romeo et good luck. Loin des recherches sonores, des expérimentations et de la variété de Death in Vegas, Chemical brothers et autres Vitalic mais aussi loin de la prétention de Daft punk, la musique de Basement Jaxx est essentiellement festive, quitte à paraître à la limite de la lobotomie parfois. Allez, Let’s get retarded ! (M.)

    Article Ecrit par marc

Répondre à cet article

2 Messages

  • Ultra Sunn - US

    Suivre des artistes, découvrir de prometteurs EP et puis écouter leur premier album qui confirme tout le potentiel soupçonné, c’est vraiment un des plaisirs de cet étrange hobby. Et dans les EP qui nous avaient vraiment plu (et pas qu’à nous si on en juge par l’ampleur de leur tournée), le duo bruxellois se plaçait assez haut. Gaelle Souflet et Sam Huge nous reviennent donc US qu’ils ont écrit, (...)

  • Danube - Cities

    Plusieurs morceaux étaient disponibles et ont attisé l’attente qui n’a pas été déçue par ce premier album de Danube dont les noms de morceaux sont des capitales européennes. Oui, un peu comme dans La Casa de Papel. Ce qui n’est pas clair par contre c’est qui se cache derrière ce projet. C’est secondaire évidemment, la musique primant tout.
    Quoi de plus compliqué à définir qu’un son ? C’est un challenge (...)

  • Dark Minimal Project – Remixes

    On vous avait déjà dit tout le bien qu’on pensait du second album de Dark Minimal Project, Ghost of Modern Times. On avait décelé un cousinage certain avec Depeche Mode et c’était loin de nous déplaire. Et la ressemblance se prolonge avec ces remixes, le groupe anglais étant très friand de l’exercice. Sur la pochette, les deux protagonistes Guillaume VDR et Ange Vesper semblent avoir pris cher mais (...)

  • Tinlicker – Cold Enough For snow

    Chacun va mettre sa ligne rouge sur cet album du duo de producteurs bataves Micha Heyboer and Jordi van Achthoven. C’est forcé tant cet album oscille entre trop et beaucoup trop, délicatesse et évanescence. Mais il est aussi impossible de ne pas trouver son compte non plus. Ce continuum qui va de la pop dansante et cotonneuse à du matos pour une rave à 4 heures du matin est en tout cas assez (...)