Accueil > Critiques > 2005

Billy Corgan : The future embrace

vendredi 11 août 2006, par Fred


Après avoir un CD avec le pseudo groupe Zwan, Corgan sort finalement sous son propre nom ce ‘The future embrace’.

Première remarque, le style musical s’éloigne des productions des Pumpkins ou de plus récemment Zwan.

En effet, ici la musique est plus électronique, synthétique quoique les guitares servent toujours là où il faut. Certains sons font directement penser aux groupes que Corgan cite comme ses références : The Cure, Joy Division. (Mina Loy, The CameraEye, les lignes de guitares et de claviers sur Walking Shade). Et on ne peut que penser que c’est volontaire
Comme pour confirmer tout ceci Robert "Straight Men Can Wear Eyeliner Too" Smith* est crédité pour la deuxième voix sur la chanson To love somebody (reprise des Bee gee’s).

Mais le tout n’est cependant pas limité aux années 80 et la production est bien celle du début de ce siècle et puisse largement dans les joies des sons et rythmes électroniques (A100).

Reste cependant un chansons qui fait penser auxPumpkins, DIA dont Chamberlin assure la batterie, ceci expliquant probablement cela.
A l’arrivée un album dense avec des moments forts comme Corgan peut les faire, avec une bonne balance entre les morceaux. Un album qui ne présente de faiblesse que sur les deux derniers morceaux, beaucoup plus calmes et monotones, qui ne vous feront retourner à le première chanson que plus vite pour profiter à nouveaux de ce que Billy a appelé « Futuristic rock »…(F.)

* (bon celle là elle est repiquée d’un autre site mais elle m’a beaucoup fait rire…)

    Article Ecrit par Fred

Répondre à cet article

  • They Call Me Rico - Wheel of Love

    Le substrat musical sur lequel a poussé ce cinquième album de They Call Me Rico, projet de Frédéric Pellerin du groupe Madcaps, c’est l’americana et le blues. Et on le sent, souvent. Certains morceaux en sont encore baignés (This Old Dog, Don’t Let You Go Down). Wheel of Love est plus proche de ce canon rock et dans l’ensemble, c’est un fort plaisant rappel de la base de tout ceci.
    Mais si on a retenu (...)

  • Iggy Pop – Every Loser

    Le fun perçu est une des mesures les plus pertinentes pur évaluer un album d’Iggy Pop. Si on l’a croisé récemment aux côtés de Catherine Graindorge, il revient avec un Every Loser qui convoque logiquement une belle pelletée de connaissances du rock ‘n roll (Duff McKagan de Guns ‘n Roses, Stone Gossard de Pearl Jam, Dave Navaro et Eric Avery de Jane’s Addiction’s, Chad Smith des Red Hot Chili Peppers et (...)

  • The Poison Arrows - War Regards

    Un lapsus peut vous propulser dans l’actualité. Un émail signé War Regards à la place du Warm Regards donne à cet album du groupe de Chicago un air de prémonition inévitable.
    Il est étrange de pénétrer l’univers d’un groupe à travers des remixes. Ceux-ci ayant plu, il semblait logique de reprendre le fil de leur discographie. On découvre en tout cas une musique dénuée de l’électronique des remixes, au (...)

  • Foo fighters - Wasting Light

    Sortie du désert.
    Bien que n’ayant pas écouté un album entier des Foo Fighters depuis quelques années, je dois bien avouer avoir une certaine sympathie pour Dave Grohl. Ce mec est cool, point barre. De clips décalés en prestations explosives, en passant par des interviews dans lesquelles le côté relax du bonhomme transpire, Dave s’est construit un des plus gros capital sympathie du monde du rock. Et (...)

  • Terestesa - Bella Faccia (EP)

    On ne le répétera jamais assez, un premier morceau qui claque est toujours une bonne façon de se présenter. Et le groupe toulousain Terestesa formé de deux Françaises et deux Italiennes l’a bien compris. Mondo Cane monte, monte. C’est un peu âpre, très rentre-dedans sans jamais hausser le ton, et vraiment irrésistible. Une pulsation kraut, certes, mais éminemment moderne et aventureuse.
    Mais cet album (...)

  • Mildfire - Kids In Traffic

    Pourquoi les genres disparaissent-ils ? Ces symphonies de poche tellement présentes et attachantes ont un peu perdu de leur lustre et c’est un peu dommage. Parmi ces orfèvres, citons The Annuals, Choir of Young Believers, Musée Mécanique, Fanfarlo ou Efterklang parce qu’il est toujours bon de se rappeler de bons souvenirs. Dans cette veine, on avait spécialement apprécié Einar Stray et on ne (...)

  • The Smile - Wall of Eyes

    Même en 2042 et après avoir sorti 13 albums réussis, The Smile restera ’le groupe des deux types de Radiohead’. C’est comme ça, le groupe d’Oxford est trop ancré dans la culture pop pour passer au second plan de quoi que ce soit. Mais cette encombrante et inévitable figure tutélaire ne doit pas oblitérer les qualités indéniables de The Smile. Les deux protagonistes, flanqués du batteur Tom Skinner au (...)

  • Maxwell Farrington & Le Superhomard - Please, Wait...

    On ne peut pas dire que la paire formée par Maxwell Farrington et Le Superhomard (le producteur français Christophe Vaillant) se repose sur les lauriers d’un premier album remarqué. Après un EP il y a deux ans et une tournée intense, voici déjà le second album en peu de temps sur le toujours excellent label Talitres.
    Australien établi à Blinic en Bretagne, Maxwell Farrington propose sa belle voix de (...)