dimanche 1er février 2015

Tous les ans The Wooden Wolf sort un album dans les derniers mois et il se retrouve critiqué au début de l’année suivante. On ne veut en effet pas les gaspiller, en profiter un peu avant d’en livrer un avis. Même si on sait maintenant qu’il sera à la hauteur.
Le premier morceau avec sa voix parfaitement éraillée, ni trop ni trop peu, assez pour que l’humanité puisse sourdre, pas trop pour ne pas que ça soit une maladie du nez (ou Barzotti). Fan de Bonnie Prince Billy et de Jason Molina, il va nettement plus loin que la déclaration d’intentions et on peut en effet le placer dans cette prestigieuse lignée.
Nocturnes and Other Songs Op.2 montrait une ampleur nouvelle, quelques arrangements classieux qui lui allaient vraiment bien. Il retourne ici à une sècheresse qui lui convient tout aussi bien. On ne retrouve plus non plus l’aspect plus pop (disons plus proche d’un Elliott Smith) de certains morceaux du premier album. Autre différence plutôt frustrante même si c’est annoncé dans le titre, on ne retrouve ici que sept titres.
D’accord, on essaie souvent d’expliquer. Mais souvent, on se borne à relater. Pas ce qui se passe dans cet album, ce qui se passe chez nous. C’est donc brut, un peu nu, mais immédiatement attachant. à‡a ne sonne jamais comme de la musique de feu de camp, et les apports sont toujours judicieux comme les percussions sur Not To Fight ou Mary-Ann. Parfois ces morceaux semblent être des ébauches. Pas dans l’absolu mais parce qu’on avait vraiment apprécié l’apport de violoncelle par exemple sur le magnifique album précédent. On retrouve d’ailleurs un version d’un morceau qui y figurait (When Your Body Takes).
On va reprendre notre bà¢ton de pèlerin et profiter de cet album pour rappeler à quel point Alex Keiling est un des auteurs les plus doués de sa génération. Oui, je le trouve plus constant dans l’excellence qu’un Conor Oberst, c’est à ces hauteurs-là qu’il se situe.
http://thewoodenwolf.bandcamp.com/album/seven-songs-op-3
On ne maintient pas ce genre de classement, mais il est clair que certains artistes ont toujours eu la cote et ont empilé les étoiles ici. Ce huitième album (c’est le ’Op.8 dans le titre) de The Wooden Wolf ne va pas refroidir notre enthousiasme à son égard comme on va le voir.
Et ça attaque dès Flutter qui signe des retrouvailles tellement précieuses. Le fantôme d’Eliott Smith, voire celui (…)
Proposer Alex Keiling comme produit d’appel ne pouvait que susciter notre curiosité. Avant de dire tout le bien de son huitième album en tant que The Wooden Wolf, le voici déjà dans ce projet qu’il partage avec Julian Tröndle et Louis Groß du groupe folk teuton Lambs & Wolves.
Ce n’est aucunement un projet solo, on le sent à la coloration différente mais tout aussi belle. Ce qu’on entend (…)
Phoebe Bridgers est une figure tutélaire assez imposante dans le landerneau des musiques apaisées. Certes, elle est elle-même moins omniprésente que dans un passé récent, mais son ombre plane sur énormément de projets, de Benni à Searows dont on découvre un second album après un EP qui nous avait bien tapé dans l’oreille.
Ceci est plus sombre peut-être, peut se poser en chainon manquant (…)
à‡a y est, la série de 6 EP de Tommaso Varisco est maintenant bouclée. Après deux premiers EP axés sur les concepts de guerre et paix (qui résonnent encore plus aujourd’hui), il a fait le tour des saisons pour terminer ici, renouant avec la veine folk-rock qu’on lui connaissait sur le toujours recommandable album These Gloves qui l’emmenait dans le nord, très dans le nord. On retrouve (…)