mercredi 21 octobre 2015

Tout qui a vu se déhancher Nic Offer sur scène, habillé normalement ou en caleçon américain et appuyé par une machine de guerre de dancefloor ne peut qu’avoir de la sympathie pour !!! (ça se prononce tchic-tchic-tchic on le rappelle). S’ils n’ont qu’un seul album vraiment enthousiasmant sur la longueur (Myth Takes), ils ont su maintenir la pression, navigant plutôt dans les eaux disco plutôt que dans la mouvance DFA (LCD Soundsystem, The Rapture) qui était là au même moment et au même endroit.
Cet As If est comme une fusée qui largue progressivement ses étages. On peut classer le premier dans le propulseur à poudre indispensable pour s’arracher du sol mais ne participant pas au largage. On n’y retrouve d’ailleurs pas de chant à proprement parler, il faudra attendre Sick Ass Moon qui part dans sa seconde partie sur un mode presque purement électonique.
Ils connaissent leur métier et sortent la grosse basse à la Moroder et la grosse caisse sur Every Little Bit Counts et modèlent Til The Money Runs Out à coup de réverb’. La bonne idée de ne presque jamais appuyer sur la pédale de freins. Donc ça groove sans discontinuer ou peu s’en faut. On a donc quelques morceaux plus saignants comme Ooo ou Freedom ! ’15 qui nous fait cependant plus penser qu’on est en 1978.
Ils n’hésitent pas à se lancer dans des exercices hors-format avec I Feel So Free (Citation Needed) mais le milieu d’album souffre légèrement d’un peu trop d’abstraction (All The Way) ou de roue libre (Funk - I got This).
!!! se transforme de nouveau en une machine à groove un peu abstraite, toute orientée vers l’exultation. C’est moins percutant dans le détail que ce qu’ils ont pu livrer sur Myth Takes mais ils ne perdent pas leur fameux sens de la fête et du bordel finalement bien organisé.
On le signale trop peu, mais certains labels sont des sources de bonheurs auditifs assez manifestes. Sinnbus par exemple nous a présenté Eilis Frawley, Dekker, Einar Stray, Close Talker, Mildfire, Painting, Rue Royale, The/Das ou Yeah But No. Une belle collection que ne dépare évidemment pas Odd Beholder tant Daniela Weinmann continue à nous enchanter.
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