mercredi 3 février 2016

C’est sous forme de remerciement qu’on m’a envoyé l’album de Coffee or Not. Et il ne faut pas détourner le regard (ou l’ouà¯e) quand une bonne surprise arrive dans la boite aux lettres. Ce groupe bruxellois ne m’étant connu que de nom, il était temps de passer à la vitesse supérieure. Ce trio qui évolue aussi en duo pour certains concerts propose des ingrédients qu’on va tout de suite appréhender.
On entendra donc une voix féminine, une section rythmique et des guitares portées sur les arpèges électriques. Les claviers sont simples et plutôt mélodiques que des nappes. à‡a joue sur la répétition évidemment, mais ils ont le bon goà »t d’épaissir le propos et ce dès le premier morceau. De plus, cet album évolue vers plus de densité et de mélancolie, ce qui est une bonne idée pour garder l’auditeur captif et le pousser à revenir.
Les entrelacs de guitares sont bien réussis en tous cas et Everything’s Falling Down assure un bel équilibre entre entrelacs de guitare et de bien jolies harmonies vocales qu’on retrouve avec plaisir sur Nottingham.
Pour les références, pensez à Blonde Redhead ou Au Revoir Simone. Si cette langueur encadrée d’une rythmique aux aguets vous tente, n’hésitez pas à approfondir le lien ci-dessous. Are You Afraid dégage en tous cas le charme mélancolique, sans doute un peu plus mécanique que chez les premiers, surtout qu’ils laissent une grande place à des instrumentaux.
Les sons un peu identiques permettent des transitions fluides entre les morceaux qui peuvent servir de rampe de lancement. Et ils maitrisent aussi la relative lenteur avec The Day She Locked Herself Up, où un fond de post-rock très simple sert à appuyer une mélodie bien tournée. A l’opposé, May I Lay Down est un joli morceau pop plus enlevé et sur le dyptique Lightweight, ils ne sont pas loin de la fièvre krautrock avec une fièvre qui assoit de la meilleure des façons la fin d’album qui remontera une dernière fois avec What Took You So Long ?
Cet album cohérent qui pousse souvent à la réécoute emprunte des éléments assez simple pour les imbriquer de belle manière. Et on a aussi l’étrange et rare impression que ces morceaux-là en ont encore sous la pédale. En l’état cependant, pour peu que les références mentionnées vous plaisent, il y a une bien belle découverte à faire.
C’est éminemment subjectif mais quand j’entends un nom de formation comme ça, je suis déjà dans de bonnes dispositions. Lesquelles sont encore renforcées par le souvenir d’un premier EP qui posait de très belles bases.
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