jeudi 13 octobre 2016

Si vous n’avez pas encore entendu parler de Floatinghome, il est cependant probable que vous vous souveniez d’Aidan ou même Aidan and The Italian Weather Ladies. Par un étrange tour de passe-passe du cerveau humain, il semble que ces noms compliqués soient les plus faciles à retenir.
Le retour sous un autre nom ne change cependant pas fondamentalement la donne. On pense toujours à d’autres orfèvres du genre comme Villagers. Comme l’album précédent, il faut du temps pour l’appréhender, comme c’est souvent le cas pour ces musiques fouillées mais légères. De plus, l’engagement est tellement grand qu’après quelques écoutes, la notion même de discrétion disparaît.
Ce qu’on attend d’un second album, à savoir que le style s’affirme, s’il le faut au détriment de l’éclectisme des débuts. Et c’est ce qu’on a ici. Folk-soul, c’est sans doute ce qui convient le mieux à cette musique. Folk parce qu’elle fait la part belle à de l’acoustique. Soul, un peu, parce que l’engagement est supérieur au chant souvent feutré du genre.
Et ce n’est toujours pas une énième production de Portland, Oregon, mais d’un Irlandais installé chez nous. Un vrai anglophone, ça fait une vraie différence et sa voix se prête bien à l’exercice, douce par moments mais pouvant pousser aussi.
On attend donc qu’ils sortent de leur coquille et c’est dans ces moments-là qu’ils donnent leur meilleur. Par exemple quand Lila In My Arms grandit au fur et à mesure de sa progression, quand le relevé Please Sir se densifie, quand l’engagement est total sur Believe. Ces moments-là valent donc le détour, comme Generation Y qui commence plus fort et s’installe ou Dreaming Her Skin qui attend un peu avant de monter.
Encore une fois, il faut un peu de temps pour que tout percole, pour que la richesse se révèle. Mais cette relative discrétion empêche l’excès d’emphase, ces arrangements luxuriants finissent toujours par émerger. Espérons donc une bonne diffusion à cet album sincère et engageant puisque comme il le dit :
Still young enough to know that
colour makes no difference
But not yet old enough to know that
words are as strong as the reaction they get
C’est éminemment subjectif mais quand j’entends un nom de formation comme ça, je suis déjà dans de bonnes dispositions. Lesquelles sont encore renforcées par le souvenir d’un premier EP qui posait de très belles bases.
Le truc de Chaton Laveur, donc, c’est de s’appuyer sur des bases krautrock pour une euphorie bien plus pop. Le duo liégeois (Julie Odeurs et Pierre Lechien) est cependant (…)
Brèche de Roland, ce nom étrange a résonné longtemps, malgré le temps qui passe et les centaines d’albums écoutés. C’est dire que cet EP avait marqué. Coraline Gaye revient sous son nom propre pour un premier album qui entérine définitivement un grand talent.
La chose qui frappe d’emblée et se confirme au long des écoutes est le relatif dépouillement qui laisse une grande place à sa voix, (…)
On a tout d’abord pensé que The Golden Son était un projet parallèle et plus expérimental de Laurent Leemans, qu’on a mieux connu en tant que The Imaginary Suitcase (et La Vierge Du Chancelier Rolin mais ça remonte plus loin). Maintenant que TIS est un trio avec d’autres visées, The Golden Son devient l’exutoire solo. Mais comme pour mieux brouiller les pistes, voici un album entièrement (…)
Voici donc le second troisième album du groupe de Tournai, faisant toujours la part belle au piano et à la batterie. Le concept étant maintenant connu, il était temps pour eux d’élargir leur horizon. Antoine Flipo et Martin Grégoire ont en effet recruté un troisième membre en la personne du bassiste Issam Labbene tout d’abord. Il fait par exemple un excellent boulot en habillant Gate 1 mais sa (…)
Phoebe Bridgers est une figure tutélaire assez imposante dans le landerneau des musiques apaisées. Certes, elle est elle-même moins omniprésente que dans un passé récent, mais son ombre plane sur énormément de projets, de Benni à Searows dont on découvre un second album après un EP qui nous avait bien tapé dans l’oreille.
Ceci est plus sombre peut-être, peut se poser en chainon manquant (…)
à‡a y est, la série de 6 EP de Tommaso Varisco est maintenant bouclée. Après deux premiers EP axés sur les concepts de guerre et paix (qui résonnent encore plus aujourd’hui), il a fait le tour des saisons pour terminer ici, renouant avec la veine folk-rock qu’on lui connaissait sur le toujours recommandable album These Gloves qui l’emmenait dans le nord, très dans le nord. On retrouve (…)
On a toujours apprécié les EP complémentaires, en tous cas bien plus que les rééditions augmentées sensées nous faire passer deux fois à la caisse avec du matériel connu. Les 29 minutes de ce Kid’s Table se profilent donc comme le prolongement idéal du Five Dice, All Threes de l’an passé.
Assez logiquement, il pratique la même veine riche et ample qui nous avait plus. A cet égard, la plage (…)
Sur le nom d’Elie Zoé n’a pas encore figuré sur ce site (à l’exception de trois brèves), on peut tout de suite le raccrocher à l’équipe de Coilguns. C’est en effet avec son collaborateur de toujours Louis Jucker qu’il a constitué un studio d’enregistrement pour ce nouvel album et le batteur Luc Hess est également de la partie. Constitué de récupération et situé chez Humus Records, cet (…)