mercredi 8 novembre 2017

Pour certains artistes prolifiques, un gap de trois ans semble une éternité. Ceci dit, Laurent Leemans a eu dans l’intervalle le temps de ressusciter La Vierge Du Chancelier Rolin, ce qui a pu raviver de bien beaux souvenirs de l’aube des nineties.
Mais le temps passé n’a pas changé ses ambitions ni son style, lequel garde le fond et la forme tout en changeant des détails pour ne pas que tout se ressemble. Par exemple, il semble capter des éléments de Morrissey (qu’il aime beaucoup) sur Love Is The Most Overrated Thing In The World. Le titre est un indicateur, mais la mélodie est aussi digne du Moz, tout comme le ton narquois qu’on lui connaissait déjà et passe ici encore un palier, livrant un intéressant mélange de pessimisme foncier et de lumière qui traverse cet album. Il boucle la boucle d’ailleurs avec Love is the most wonderful thing in the world sur Wonderful.
Il ne faut toujours pas grand’chose pour que ça marche. Des mélodies bien entendu (This Stony Ground) et surtout sa voix. Elle reçoit en renfort une voix féminine sur The Rest Of the World mais ne semble pas être celle de Saysyle ou elle a perdu son étrange accent. Ce duo est relevé de quelques cloches et c’est fort bien comme ça.
Il ménage même des intermèdes instrumentaux pour montrer que question picking, il maîtrise son sujet. Dans le contexte de cet album très acoustique, c’est assez raccord. Et même quand il passe en up-tempo sur I Had To Run, il n’y a qu’un petit effet sur la guitare suffit dans ces cas-là (et un peu d’harmonica à la fin, ce qui ne dépare évidemment pas l’ensemble). On dirait aussi que quand il se produit en concert, c’est seul, ce qui pourrait aussi expliquer ce choix artistique. On ajoutera pour l’anecdote une citation du Cream de Prince sur Wild Lady qui lorgne plus du côté d’un blues acoustique.
Plus ample, sans doute revigoré par la reformation temporaire d’une formation historique (pour des gens comme moi), ce nouvel album de The Imaginary Suitcase suit logiquement la trace des précédents, un americana mis à sa sauce, un ton personnel dans des paroles qui ne se planquent jamais dans l’abstraction et évidemment une voix qui ne peut que plaire.
Il faut l’avouer, le concert de Ghinzu l’an passé au festival des Solidarités avait évoqué bien de bons souvenirs, de festival notamment. Coïncidence de la programmation, dEUS était aussi présent dans une configuration extrêmement nostalgique, avec le line-up originel et le premier album joué en intégralité et encore plus de souvenirs remués (oui, c’était une programmation pour quadras). Il (…)
Quand on partage des communiqués de presse via des brèves, c’est par souci d’exhaustivité, ce qu’on y présente couvrant un spectre plus large que celui de nos goûts (litote). Mais il arrive aussi souvent qu’on en profite pour faire de belles découvertes. Ainsi, La Fête de la bruxelloise ML nous avait tapé dans l’oreille si on peut dire. Et dans un contexte où les artistes fancophones (…)
Le manque de batterie n’a jamais été manifeste chez le duo belge La Jungle (Rémy Venant et Mathieu Flasse) tant leur musique a toujours été percussive en diable. Pourtant, ils ont recruté un second batteur (David Temprano, qui officie aussi seul en tant que Landrose) et le moins qu’on puisse dire, c’est que le nouveau trio envoie du lourd. C’est donc primal, un peu bestial mais ils ont (…)
C’est éminemment subjectif mais quand j’entends un nom de formation comme ça, je suis déjà dans de bonnes dispositions. Lesquelles sont encore renforcées par le souvenir d’un premier EP qui posait de très belles bases.
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Une fois atteinte la balise du blues acoustique le plus dépouillé de Fink’s Sunday Night Blues Club, Vol. 1, il était revenu à des (…)
En plus d’être remarquablement achalandé (Maxwell Farrington & Le Super Homard, The Apartments, Feldup, Raoul Vignal, GRIVE, Stéphane Milochévitch, Nadine Khouri...), Talitres a le bon goût d’envoyer ses albums bien en avance. Donc on a beaucoup de temps pour s’en imprégner sans être pressé par l’actualité. Et souvent, c’est au bénéfice des artistes. Spécialement dans le cas du duo mixte (…)
On ne maintient pas ce genre de classement, mais il est clair que certains artistes ont toujours eu la cote et ont empilé les étoiles ici. Ce huitième album (c’est le ’Op.8 dans le titre) de The Wooden Wolf ne va pas refroidir notre enthousiasme à son égard comme on va le voir.
Et ça attaque dès Flutter qui signe des retrouvailles tellement précieuses. Le fantôme d’Eliott Smith, voire celui (…)
Proposer Alex Keiling comme produit d’appel ne pouvait que susciter notre curiosité. Avant de dire tout le bien de son huitième album en tant que The Wooden Wolf, le voici déjà dans ce projet qu’il partage avec Julian Tröndle et Louis Groß du groupe folk teuton Lambs & Wolves.
Ce n’est aucunement un projet solo, on le sent à la coloration différente mais tout aussi belle. Ce qu’on entend (…)