mercredi 16 août 2006, par

"Parler de musique, c’est comme danser de la peinture". C’est ce que disait David Byrne des Talking Heads. La volonté de faire un tel site montre qu’on n’adhère pas complètement à cet aphorisme, mais parfois, en présence de musique électronique plus originale, on se retrouve un peu bête et à court de mots. Mon but ne sera pas de décrire mais d’expliquer pourquoi il faut écouter Four tet. Même si on n’est pas obligé d’aimer (il ne manquerait plus que ça), il faut quand même savoir que ça existe.
Traditionnellement, la musique électronique donne une image désincarnée, robotique (sans tomber dans le panneau du haut ridicule de Daft punk), mais ici, c’est à un versant plus humain, jazz, voire même organique auquel on a droit. Ce qui étonne le plus, les compositions organiques sont obtenues à base d’instruments purement électroniques (les cloches dans High fives).
Les rythmiques sont tout sauf robotiques, évoquant souvent ces précurseurs de Can (A joy, Sun drums and soil) ou du free-jazz. De petites pauses plus atmosphériques sont également prévues (Clouding, And the patterns), histoire de pouvoir se replonger plus profondément la transe Hallucinée de Sleep, eat food, have visions.
J’ai toujours eu un failble pour les roulements de batterie. quand ils sont à la fois délirants et discrets, c’est chouette comme tout (Turtle turtle up), surtout quand la simplicité revient juste à temps pour accompagner une montée.
Précisons finalement que le tout n’est pas hermétique pour deux balles, que Four tet a déjà fait la première partie de Radiohead et qu’il emmène son petit laboratoire sonore au Pukkelpop. (M.)
On vous avait déjà parlé de l’éclectisme des Allemands Sparkling et si cette caractéristique se retrouve toujours, ils ont sensiblement déplacé le curseur. Exit la composante post-punk ou les allusions à Wire, le virage est plus pop. Et réussi comme on va le décrire.
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