lundi 21 août 2006

C’est toujours avec circonspection qu’on se plonge dans un premier album qui est précédé d’une hype insulaire. La pop en Angleterre revient souvent à l’accommodation de vieux restes de références souvent les mêmes. C’est d’ailleurs le meilleur usage possible de cet album.
Il y a un peu de tout dans ce mélange aussi joyeux que pas rigoureusement indispensable. En effet, après le premier et plutôt réussi Everyday I love you less and less, où les spectres de Clash et Wire s’entrecroisent et I predict a riot au couplet référant à Blur et au refrain également clashien (drôle de mélange), l’album montre des penchants pop plus affirmés de morceau en morceau (influence de Blur encore sur Team mate et What did I ever Give you), entrecoupés d’hymnes à beugler dans les pubs (Oh my god) ou juste crétins à la Stokes pas en forme (Na na na na na). Quand on aura évoqué le Kinks pour Honoured satisfaction et un clin d’oeil à Bowie sur Saturday night, on aura presque fait le tour. A part une embellie pour Born to be a dancer et les deux premiers titres, on conclura donc à une semi réussite qui ne figurera pas dans les annales du rock. (M.)
Une des conséquences étranges de l’ouverture de la fenêtre d’Overton comme une baie vitrée exposée très à droite est que le discours autrefois passablement éreintant de Morrissey devienne plus mainstream. Mais rassurez-vous, il arrive à se plaindre quand même. Que ce soit pour fustiger l’anonymat de sa tournée alors que toute la presse anglaise en parle ou pour annuler un concert parce qu’il a (…)
Découverts la même faste année 1994, Pulp et The Divine Comedy constituent toujours des repères 31 ans (ouch...) après. Le hasard veut qu’ils nous reviennent tous deux en 2025, dans une bonne forme qui semble imperméable au passage du temps.
Le côté résolument hors du temps, hors de ce temps plutôt, facilite sans doute la prise d’à¢ge de la musique de Neil Hannon. Le talent faisant le reste. (…)
Non, je n’aurais jamais pensé critiquer l’actualité d’un groupe comme Pulp (on en avait parlé ici pourtant). On craint d’ailleurs souvent ces retours venus de nulle part tant la fibre nostalgique permet de plans marketing. Personne ne pense une seconde qu’Oasis se reforme sur des bases artistiques et pour proposer du matériau neuf et excitant.
C’est dans ce contexte un peu suspicieux que (…)
Dansante et hédoniste, la musique de Snapped Ankles se veut une distraction volontaire, un mécanisme de survie assumée plutôt qu’un aveuglement négation. Et c’est vraiment vital ici et maintenant. La danse comme manière de rassembler et d’évacuer. Pourquoi pas, surtout que ça n’inhibe pas l’action par ailleurs.
Surtout que sur le cinquième album de la formation londonienne n’est pas (…)