vendredi 8 janvier 2021, par

La musique folk ou à tendance acoustique est très variée, il serait compliqué et fastidieux de tout classer mais il peut être intéressant de tenter des rapprochements. Ainsi, ce qu’on entend sur le premier album de Frédéric Laval, Bordelais exilé à Bruxelles, peut être vu comme le versant plus éthéré du style, et c’est une inclination qu’on apprécie énormément.
Voix de tête, arpège, une basse discrète, une batterie étouffée, des notes de piano éparses, on a bien affaire à une école plus impressionniste qu’accords plaqués donc. Plus proche de DM Stith que de, disons, Sophia. Cette voix monte encore sur le délicieux Poems From Beirut et on a le meilleur moment de cet album. On a aussi des bribes d’harmonies vocales qui sont alors la matière première du morceau (Even The Lovers Die) et on peut alors penser aux moments purement acoustiques de Midlake.
Il faut dire qu’il réussit tout ce qu’il entreprend ici, seul ou avec la voix de Heater Hammers sur Between The Relief and The Pain qui constitue le versant le plus éthéré de son style. Et on applaudit aussi quand il s’ouvre plus sur le final Sunflowers Paintings. On n’a jamais assez de douceur. Il faudra peut-être attendre d’y être parfaitement disposé mais si vous passez ici de temps en temps, vous devriez vous y frotter sans retard.
On a toujours apprécié les EP complémentaires, en tous cas bien plus que les rééditions augmentées sensées nous faire passer deux fois à la caisse avec du matériel connu. Les 29 minutes de ce Kid’s Table se profilent donc comme le prolongement idéal du Five Dice, All Threes de l’an passé.
Assez logiquement, il pratique la même veine riche et ample qui nous avait plus. A cet égard, la plage (…)
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Après (…)
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