vendredi 12 février 2021

Avant d’aborder l’œuvre d’un artiste qui nous est inconnu, il est souvent bon de se pencher sur son label. Cet album sort donc chez Carton Records qui nous avait déjà donné l’excellent Ar Ker de Sébastien Brun et lancé le premier EP de Jeanne Added.
On prend le procédé directement dans le dossier de presse, n’altérons pas les sources. Chaque piste part d’un dispositif électronique particulier qui utilise le son de la trompette et y réagit en direct pour générer lui-même de la matière sonore par traitements électroniques et synthèse analogique. Les sons émis par le dispositif se déroulent et modulent dans le temps de façon plus ou moins aléatoire. Le jeu de trompette est improvisé dans ces aléas interactifs.
Alors oui d’emblée c’est déroutant. Le produit de l’aléatoire peut l’être aussi, mais il y a sans doute une solide curation. On comprend le mode opératoire quand la trompette mène le jeu et que l’électronique suit (Amont des Chutes). Forcément, les morceaux plus structurés par l’électronique comme Traversée de la Table sont plus faciles à suivre. Il y a d’ailleurs encore de l’espace pour remixer le tout. A vos boîtes à rythme si le cœur vous en dit. On a donc souvent dans le même morceau une structure plus ‘libre’ et une plus ‘formelle’. Cette apposition fonctionne, le système est au point. Mais les morceaux n’en sont pas linéaires pour autant, il y a des ruptures et cette musique expérimentale réserve son lot de bonnes surprises et ne nous prend jamais à contre-poil. Laissez-vous donc aller à cette revigorante découverte.
Certains labels sont une promesse. En se frottant à une sortie de l’aventureux Kythibong, on sait qu’on s’embarque pour une aventure. D’autant plus que la cheville ouvrière Aymeric Chasleries est ici à la manœuvre, associé à Maxime Canelli.
Le nom de la formation est tiré du jeu Nokia Snake 2. Au-delà de l’anecdote, on sent qu’une envie ludique domine largement ici. Utiliser des instruments (…)
On vous avait déjà parlé de l’éclectisme des Allemands Sparkling et si cette caractéristique se retrouve toujours, ils ont sensiblement déplacé le curseur. Exit la composante post-punk ou les allusions à Wire, le virage est plus pop. Et réussi comme on va le décrire.
D’emblée, We sonne presque comme du Sparks. Et cette veine se retrouvera au détour des plus rentre-dedans et électriques (…)
L’efficience est la capacité à obtenir un résultat optimal avec le moins de ressources possible. Si ce n’est pas un concept fort usité en musique, parce qu’il n’y est pas très pertinent, on peut déjà dire que Kety Frusco n’est pas une artiste efficiente. Sans que ça n’en diminue les mérites.
Aussi étrange que ça puisse paraître, ce n’est pas du tout la première fois qu’on vous parle de (…)
Voici donc le second troisième album du groupe de Tournai, faisant toujours la part belle au piano et à la batterie. Le concept étant maintenant connu, il était temps pour eux d’élargir leur horizon. Antoine Flipo et Martin Grégoire ont en effet recruté un troisième membre en la personne du bassiste Issam Labbene tout d’abord. Il fait par exemple un excellent boulot en habillant Gate 1 mais sa (…)