lundi 16 août 2021

Si vous pensiez comme nous que le retour de la cassette était la plus inutile des coquetteries, cet album est disponible en… bouteille à la mer. Si vous doutiez de la fantaisie de Dan Barbenel, en voilà une belle preuve.
Mais il y en a d’autres sur ce album de pop orchestrale qui tranche un peu avec les velléités de backpacking annoncées (Serendipity House). Mais musicalement, c’est suffisamment bien dosé pour ne jamais être mièvre ou kitsch, avec des mélodies qui peuvent se répondre d’un morceau à l’autre.. On pense que cette musique est faite pour attaquer frontalement des choses comme Divine Comedy. La voix est belle et assurée, certes, mais n’a pas le charisme de celle de Neil Hannon. Donc cette comparaison le dessert plutôt. Dans le même ordre d’idées, on pense aussi à la coolitude d’un Walkmen (le groupe, pas l’appareil) sur A Thousand Sunsets.
Mais ne dressons pas inutilement un tableau idyllique cependant, la fantaisie et virtuosité de 21st Century Cats mais prennent nos nerfs à rebours. Question de perception éminemment subjective donc. Voici au final un album qu’on aurait voulu aimer plus mais qui vaut le coup d’oreille parce que c’est une découverte à faire.
On le signale trop peu, mais certains labels sont des sources de bonheurs auditifs assez manifestes. Sinnbus par exemple nous a présenté Eilis Frawley, Dekker, Einar Stray, Close Talker, Mildfire, Painting, Rue Royale, The/Das ou Yeah But No. Une belle collection que ne dépare évidemment pas Odd Beholder tant Daniela Weinmann continue à nous enchanter.
Après avoir revisité sa jeunesse suisse (…)
Il avait fallu un album pour qu’on prenne toute la mesure de cet étrange duo, pour que la fausse nostalgie ne masque pas leur étrangeté et leur singularité. Une fois la porte trouvée, on ne cherche plus jamais la sortie et on va encore rester un bon bout de temps chez eux, c’est certain.
Parce qu’il y a dans cette alliance franco-australienne un charme qui n’est pas que suranné. Aussi parce (…)
L’indie est une organisation souvent en marge, une éthique mais aussi une esthétique. Laquelle a sensiblement évolué pour ne plus être distinguable du mainstream. Mais ça n’a pas été toujours le cas et certains vétérans viennent nous le rappeler.
Le dernier album en date des Allemands de The Notwist avait plu faute de laisser un souvenir tenace. Gageons que les choses seront différentes ici (…)
Les bonnes surprises peuvent aussi surgir de ce qu’on croit connaitre. Si 5 morceaux (on avait partagé) étaient déjà entendus, l’écoute de ce quatrième album du groupe d’Amiens permet d’en appréhender l’excellence. Le produit fini et complet est donc bien réjouissant.
Parce qu’il est rentre-dedans avec ce qu’il faut comme petites touches de sons froids et de consistance mélodique pour que le (…)