lundi 21 août 2006

Replaçons les choses dans leur contexte : New Order, né sur les cendres de Joy division après le suicide du chanteur Ian Curtis, a participé à l’avènement de la musique électronique en l’incorporant à la new-wave ronronnante de l’époque. Des morceaux comme Bizarre love triangle ou Blue Monday appartiennent à la crème de la musique de club des années ’80. Procurez-vous une compilation de leurs oeuvres passées si vous n’ne avez pas encore, ça fait partie des vraiment incontournables, ceux qu’on peut ne pas aimer mais pas ne pas connaà®tre.
Sur cet album, New Order prend son temps, les quatre premiers morceaux s’étendent comme sur le Carnival of lights de Ride par exemple. Les longs passages instrumentaux se révèlent plus digestes puisque le son est toujours aussi personnel et bon (Krafty). Parfois, on guette le changement au détour d’une intro (Dracula’s castle) mais le son de guitare qui n’appartient vraiment qu’à eux reprend le dessus, ainsi que le rythme pareil aux six précèdents.
Le chant de Bertrand Summer marque toujours le pas, et souffre de mélodies parfois trop complexes pour lui (Jetstream), comme étant composées pour un Morrissey qu’il n’est pas.
Guilt is a useless emotion rend un peu de rythme et rappelle que c’est à la conquête des dancefloors que New Order doit sa réputation. Notons quand même qu’ici l’inspiration est un peu passée. Dans le même ordre d’idées, le reggae synthétique de I told you so rate la cible.
il faut ici que j’avoue que j’ai toujours trouvé New Order exagérément léger (rendant pour moi Morning Night And Day ou Jetstream par exemple assez fastidieux), pop trop digeste comme pour faire oublier le spectre de Ian Curtis. Quand ils s’y mettent cependant c’est très prenant comme ils l’ont prouvé dans le passé avec Turn my way (avec Bill Corgan), Leave Me Alone ou les reprises de Sister Ray du Velvet underground).
Une trop grande uniformité plombe un peu cet album fort léger, qui vous accompagnera sur la route mais s’oubliera dès le contact coupé. Annoncé comme le plus grand album depuis le Republic de 1989, il témoigne de l’indéniable savoir-faire de ses auteurs mais n’apportera pas de public nouveau a ce groupe qui fut essentiel et profite de son élan pour donner une musique hors du temps. (M.)
A l’intersection de plusieurs choses qu’on aime, ce troisième album est l’occasion de découvrir Emeline Marceau qui officie en tant que Roseland. Et on est content que La Centrifugeuse ait organisé la rencontre musicale.
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